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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 18:03

Après tous mes problèmes avec Neptune et les siens,  j'ai compris qu'entre  la mer et moi, il n'y aurait  jamais d' histoire d'amour!

Ne faut-il pas savoir raison garder?

Bien ancrée sur le plancher des vaches, je continue ma vie, sereine...lorsque des amis

débarquant de la Capitale, me propose de venir visiter l'exposition concernant la décoration des paquebots, dans les années 30...

Jusqu'à la, point de problème, la déco, c'est mon métier, et je considère les années 30 comme une période bénit des Dieux quant à la créativité. Et puis cette rétrospective

à lieu dans des bassins construits par la marine allemande  pendant la guerre, pour y cacher les sous marins...

La mer n'est pas tout près , le bateau une reconstitution grandeur nature...la proposition m'enchante.

 

A notre arrivée nous sommes accueillit par de somptueuses affiches de La Cunar Cie

déjà le rêve commence,  notre croisière nous entrainera dans  la mer de Norvège à la rencontre des pays scandinaves et de la beauté  de ses fjords . D'emblée nous sommes mis en condition par le Commandant et une partie de son équipage.

La mise en scène est superbe et très vite, je me laisse prendre au jeu.

 

Je m'imagine en costume de voyage signé Patou, suivant un fringant officier beau comme Paris- Alexandre...désigné pour m'accompagner jusqu'à ma cabine...somptueuse...les murs recouverts de boiseries en placage de  sycomore, et  des meubles en ébène de macassar, la salle de bains, en marbre gris possède une ravissante coiffeuse plaquée en bois précieux, et marqueterie...une pure merveille de raffinement, de luxe et de beauté...Depuis mon expérience avortée de voyage sur un voilier,  le mot cabine me foudroie.

Mais la, je suis très loin du sarcophage à microbes que l'on m'avait octroyé!

 

 Une  impression d'espace se dégage, la reconstitution est saisissante,  au cours de la visite, nous retrouverons Leleu, Schenk, Franck, enfin tous les talentueux créateurs de l'époque  qui ont su donner à l'artisanat français ses lettres de noblesse.

 

Avec mes amis, nous continuons la visite.

Nous  descendons le grand escalier,à la rampe en fer forgé de Raymond Subes et admirons au passage  les frises en laque de Dunan, plus bas, les tables décorées à  profusion de cristaux,  d'argenterie brillent de milles feux...Je me sens souveraine, dans la robe de Paul Poiret ou Schaparelli que naturellement... en rêve j'ai revêtu... 

 

Curieux de tout, les jours et les nuits tournent en accélérés, et nous voici sur le pont promenade, admirant de loin les icebergs, et les terres gelées de L'arctique...nous croisons quelques paquebots...peut être l'Ile de France décoré par Ruhlmann, que sais-je, l'exposition est si bien faite que la réalité rejoint la fiction!

 

Devisant avec mes amis, je leur dis dans un éclat de rire, qu'heureusement que nous ne sommes pas sur la mer, car j'ai maintenant la réputation d'avoir "le mauvais oeil" dès que j'approche un navire.

 

Peu de temps après ces propos anodins,vu les circonstances, un officier nous appelle

afin de  nous convier à une séance de cinéma. Nous avons  droit aux actualités de l'époque...quand...soudain...une sirène retentit...Le Capitaine en personne nous informe

que nous venons de rencontrer un iceberg et que nous allons être évacués sur les chaloupes prévus à cet effet...Pas de panique, Mesdames, Messieurs, nous avons le temps de sortir...

Sachant où nous sommes chacun applaudit à cette mise en scène pour nous indiquer... que la visite est terminée.

Gaiement, nous attendons notre tour pour prendre une de ces chaloupes suspendues dans le vide au dessus de l'eau des bassins.

Lorsque vient notre tour, nous sommes dans les derniers à être "sauvés" l'officier qui dirige la manoeuvre pénètre avec nous,pour l'ultime voyage, il n'y a plus personne à bord.

 

Actionnant la manette permettant la descente le long des flans du navire, celle-ci refuse

de bouger...un essai, rien, deuxième tentative...la chaloupe descend d'un seul côté...

nous laissant suspendu entre ciel et eau , mais à l'oblique naturellement, il y a quelques cris...je suis tétanisée...et soudain certainement, après un ultime essai, nous descendons d'un seul coup, et je dois dire que la réception sur l'eau ne fut pas des plus agréables...et je tairais nos vêtements mouillés!

 

Décidément, je ne serais jamais l'épouse de Neptune, car même à quai, la mer me rejette.

Maudite, trois  maudite par tous les éléments du monde marin, je ne veux plus jamais monter dans un navire, fut-il une maquette.

 

 

 

 

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 19:33

Après avoir subit une tempête mémorable et terrifiante sur un bateau à moteur, je me suis jurée de ne ne plus jamais poser le bout de mon pied, que dis-je le plus petit de

mes orteils  sur le pont d'un navire fusse-t-il un paquebot... Mais, me voilà encore tributaire de mon éducation de petite fille modèle!

 

Une fois de plus je suis invitée sur un voilier pour,  non pas pour une promenade mais,  pour une virée de 4 jours dans le Golfe du Morbihan. J'imagine d'ici  les amoureux de la mer, tous les voileux en mal de bateau en train de se demander pourquoi ce genre de chose n'arrive qu'à moi. Moi aussi, d'ailleurs!

 

Dans ma petite  tête parfois innocente, je me vois à la proue de cette embarcation arachnéenne, avec pour seule musique  le chuintement de l'eau lorsque sa coque profilée fend la mer avec amour, de son orgueilleuse étrave   et surtout profiter du paysage en toute sérénité.

 Écouter le silence de la mer!

 

Et puis, pendant  quelques jours, dormir dans une cabine, être bercée  par le clapotis de l'eau sur la coque et le tintinnabulement des haubans sur les mats,  entendre et voir de plus près les mouettes, quoi de plus réjouissant...n'est-ce pas le paradis sur mer!

 

Pendant le trajet me conduisant jusqu'au port, je rêve, je fantasme, laissant voguer mon imagination par delà les océans...

 

Le capitaine et son barreur m'ont bien expliqué  ce que je ne dois pas faire et surtout ce que je  dois  fair:tirer des bords, affaler les voiles, affaler?...m'affaler,oui,  sur le pont pour me faire caresser par le chaud soleil,

et essayer de rattraper les petits nuages marchant sur ma tête,  là je suis d'accord...ils m'expliquent tant de chose, dans ce jargon de plaisancier si étrange pour un profane, que  je les écoute d'une oreille  plus que distraite, persuadée que comme beaucoup d'hommes d'équipage, il veulent intimider la pauvre blonde que je suis.

 

Enfin, j'aperçois la bête,10m de long, un mat, des haubans, des drisses, enfin pleins de choses qui risquent de m'empoisonner la vie, moi, qui circule sans jamais regarder où je mets mes pieds.

Ce navire,   la fierté de son capitaine, l'enfant chéri, la danseuse qui lui vide les poches à chaque avitaillement, fringant, attend ses matelots pour une fois de plus les emporter loin du rivage.

Après avoir enlevé mes chaussures, j'ai le privilège de monter à bord, les  occupants des voiliers voisins, viennent nous saluer, je trouve qu'au royaume des voileux la politesse est reine, et cela laisse augurer d'une bonne croisière...

 Chacun apporte quelque chose , et nous trinquons tous réunis dans le carré....que je trouve très petit pour un voilier de cette taille . Mon oeil acéré de professionnel fait le tour de ce volume très restreint, le capitaine m'ayant venté ses 4 cabines, je lui demande innocemment de  faire  le tour du propriétaire...

Sa fierté n'a d'égale que son amour pour ce monstre...enfin quelqu'un qui veut  faire une visite guidée!

Il me montre le carré, cela, je l'avais deviné, mais je ne savais pas qu'il servait de salle à manger, avec escamoté sur la gauche, pardon à bâbord: son coin cuisine,et à tribord la station radio et météo ainsi que d'endroit pour lire les cartes, et éventuellement  un  lit d'appoint!

Déjà cela refroidit mes rêves de croisières....continuant la visite, je découvre la salle d'eau lavabo WC, le tout dans un mètre carré environ...se laver les dents en prenant sa douche tout en satisfaisant à un besoin naturel...un moyen de gagner du temps lorsqu'il y a plusieurs personnes à bord!

De plus en plus inquiète par la configuration des lieux, j'exprime  timidement le désir de voir ma cabine...pouah! l'horreur, un cercueil pour lilliputien, 1,80mde long, 0,80m aux épaules, et 0,40m aux pieds, avec un minuscule hublot, hauteur sous plafond, aller je vous le fais à 0,60m et je suis généreuse.De plus je dois y ranger mon bardas! Je m'égare.

 

Je fusille d'un oeil mauvais le capitaine, j'évalue le dortoir pour moucheron et attrapant mon sac au vol, bousculant au passage les occupants du carré,  je m'enfuis, je m'envole, je me sauve,  d'un geste de la main, je salue la foule éberluée par tant d'impolitesse, et cours plus que je ne marche sur les passerelles métalliques reliant les bateaux au plancher des vaches.

 Claustrophobe avant que d'être née, dormir dans si peu de place. Impensable.

Moi, qui avait rêvé de "la croisière s'amuse", impossible de vivre pendant 4 jours dans une telle promiscuité.

 

 

A suivre...

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:15

Je ne sais pourquoi, certainement mon allure de sirène...sortie du congélateur...vous voyez ce que je veux dire... Un peu fripée!

Vivant dans une région  balayée par la mer, un coin privilégié pour les citadins, cela explique ceci, ou l'inverse à votre convenance. Je ne sais  pourquoi,  donc, je suis toujours invitée pour une magnifique promenade... en bateau.

 

Les propriétaires de ces engins de plaisir, s'imaginent que tout le monde rêve de poser son gentil petit pied sur le pont d'un navire. Que celui ci soit grand ou petit, le capitaine  vous fait  un honneur, une faveur,que dis-je un immense plaisir qui ne peut, et ne doit se refuser.

 

Bien éduquée, au début j'ai accepté.

 

D'abord sur un bateau à moteur, une belle bête, huit mètres de long, une delphinière en teck, des sièges d'un blanc immaculé (d'ailleurs attention il faut que vos mains soient propre, sinon gare à l'ire du maître à bord), un moteur qui arrache dit l'expert, des appareils pour sonder, mesurer, enfin tous les trucs en er qui sont de mise sur ce genre d'embarcation.

Après avoir retiré mes chaussures, je monte à bord, je trouve le plancher bien instable, peut être qu'en naviguant, cela sera mieux, car naturellement, je sens mon estomac qui commence à me chatouiller... Toute sirène que je suis, ai-je le pied marin?

 

Avant de me  caler dans un fauteuil, et me cramponner  selon les conseils du capitaine à la balustrade en inox ceinturant le franc-bord, je dois relever les pares battage, et remonter les bouts nous reliant à l'anneau...Pour un novice, tous ces mots, dits sur un ton qui n'admet pas la réplique, relève de l'hébreu et du latin réuni. Avec une gaucherie

qui me fait ressembler à un éléphant j'éxécute tant bien  que mal ces quelques manoeuvres, indispensables  à qui veux naviguer!

Mais, je n'ai rien demandé!

Avant de sortir du port, (nous naviguons à 3 noeuds...à bon... )et que nous puissions mettre les gaz, dixit le boss, je dois rapidement regagner ma place, et m'accrocher...Mais, ça bouge , le plancher me semble peut sure et puis moi, je n'ai pas le sens de l'équilibre...enfin...ouf, je pose mon céans et espère profiter malgré tout  de cette aubaine: une sortie en mer!

 Et là, attention, pendant un court instant, je me suis demandée, si je n'avais pas pris un hydravion, car nous avons décollé, oui vous lisez bien, d é c o l l é , le bateau à levé son museau à la belle delphinière, et dans un bruit de bolide impétueux, nous avons volé sur l'eau à la vitesse de l'éclair, la proue du bateau était si haute qu'en regardant droit devant moi, je ne voyais plus la mer!

 

Pourquoi me suis-je embarquée dans cette galère ( le capitaine ne serait pas heureux, une galère mon bateau, j'hallucine), à mesure que la cote défile, je trouve la sensation agréable, mais malgré tout je regrette un peu de ne pas pouvoir admirer .......

le paysage!

Je croyais faire une promenade en mer, et je fais le rallye Pornic- La Baule en un temps reccord...sans  casque ni  harnais de sécurité!, il y a de l'inconscience dans l'air.

 

 Plus tard me crie  le capitaine, à qui j'ai fait comprendre par signe que j'aimerais bien voir la terre.

 

Arrivée enfin à l'endroit qu'il avait prévu, nous faisons demi tour, et il m'explique que nous allons caboter...caboter, cabotage?

...à moi Maître Cappelo.

Enfin je comprend que nous allons longer la cote jusqu'au port...

Merci Capitaine, mes oreilles vont pouvoir respirer,  ma bouche se fermer et ma main se détendre...elle commençait à blanchir.

Teuf...teuf...j'exagère, mais comparer aux vrombissements digne d'une formule un

ce doux bruit me réconcilie avec le bateau à moteur, et puis, je vais enfin pouvoir

regarder du côté de la mer ce que je ne peux voir lorsque je suis sur terre et embrasser

d'un seul regard toute la baie, deviner les belles villas, les voiture, et me prendre

pour une star...la main négligeament trempée dans la mer, regardant d'un air suffisant les occupants des plus petits bateaux, Zodiac, youyou, que sais-je, qui,  nous dépassent...un court instant...

...car à ce rythme le bateau bouge, un coup à droite ,et puis à gauche, et  devant, derrière, il ne s'arrêtera jamais de danser la gigue. Je suis dans une toupie, je suis

un bouchon sur l'eau...il y a un léger clapo me dit le Capitaine avec un sourire...satisfait.

Clapo: encore un mot pour questions pour un champion!

 

Je dois être verte, j'ai froid,  une nausée me surprend,  m'obligeant à lui demander d'aller un petit peu plus vite, afin d'éviter que mon pauvre coeur chaviré ne déborde ! 

Enfin le port, si l'aller fut trop rapide, trop bruyant, le retour me parut interminable, à moi la terre ferme.

Arrivée près de l'anneau d'ancrage, obligation pour le mousse que je suis de réitérer les manoeuvres du départ...Franchement, je ne sais pas comment j'ai pu résister?

Après avoir retrouvé le quai, barbouillée, titubante, je me suis assise  sur une bite d'amarrage, cherchant désespérément au fond de mon sac un chewin gum, une pastille, enfin quelque chose qui puisse me rendre mes esprits.et me remettre le coeur en place. 

 

Je comprends la Petite sirène, bien assise sur son rocher, la mer pas pour nous!

 

A suivre!

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  • : Le blog des livres de julia
  • : ce blog: pour tous ceux ,qui comme Julia, marranne du Portugal, sont à la recherche de leur identité juive. Architecte d'intérieur et gourmande elle vous transmet des conseils en déco, et de délicieuses recettes .
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  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. 
 je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par  l'écriture  qui me permet le rêve.
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par l'écriture qui me permet le rêve.

l'auteur

Chantal FIGUEIRA LEVY, écrit depuis quelques années des romans autour de personnes réunies par la même recherche d'identité.

Son personnage principal est Julia FRANCES.

Dans la vie professionnelle, Chantal FIGUEIRA LEVY est architecte d'intérieur, et de ce fait , son héroine évolue dans ce milieu.

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