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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 10:45

Fallacieuse promesse de Zaza la Batave, entrain de se tartiner un petit morceau de pain avec un énorme morceau de beurre, le tout servant de litière à une petite sardine, toute mignonne, bien grillé par les  braises du barbecue.

Mais, si cela s'arrêtait là...

Un petit écart dans une soirée mondaine, cela ne mérite pas un article dans la presse people!

Non, Zazaà la longue crinière réitère le délit, mais pour un maquereau cette fois...

Un maquereau j'hallucine...comment peut-elle, indélicate sirène unir dans la débauche lipidique la graisse animale...pouah...avec les merveilleux oméga3, si doux, si salutaire pour notre santé.

 

La bienséance m'empêcherait d'intervenir...pourtant la langue me démange...Vais-je rester sur la retenue?

C'est plus fort que mon éducation, j'éclate:

 Zaza, très Chère, vous vous abimez le corps, ne savez-vous pas que les oméga3 sont excellent pour notre cholesterol, par contre le beurre, à la transformation douteuse, encombre nos artères de petits tas appelé athérome...vous savez cette dégénérescence

de la tunique de nos artères.

 

Je vous en supplie très Chère, préservez votre grande carcasse

 

 Imperturbable, Zaza la Batave me regarde, et de son air le plus naturel, me reponds:

 

-Je connais toutes ces histoires de mélanges explosifs, j'ai Internet Copine,et je reçois chaque jour des conseils de nutrition, des explications de régime, des avertissements, des consignes pour des trucs  hyper protéinés, j'en passe et des meilleurs... 

 

Sachez que les maquereaux ne sont pas grillés...mais juste pré-fumé!

 

Je vous en prie venez admirer mon pré-fumoir écologique.

Et d'un bras ferme et vigoureux elle m'entraîne dans l'office, où suspendu par la queue à un câble en inox (décidément nous nageons dans le luxe!) se balance quelques petits maquereaux au dessus de la fumée dégagée par le feu.

Fière de son installation artisanale, elle me montre la pré-fumure des poissons.

Un grand privilège je l'avoue et l'en remercie chaudement...normal (voir article précédent).

Nous regagnons l'assistance,espérantque notre apartée n'ait pas fait tombé l'ambiance.

 

Zaza la Batave, tente de m'expliquer son amour immodéré pour le beurre...

Depuis qu'elle vit à Mimivilitch...forces choses ont transformé sa vie...de sirène des ondes.

Son Chéri, comme elle le dit, mange du beurre, mais pas sur le pain, non, avec le melon!

Coutume ancestrale parait-il  dans le doux Pays de Loire...

 

Comme elle a du mal à s'habituer à cette tradition, indispensable pour pénéttrer la Famille de son Chéri, elle tartine le beurre là où elle peut...l'important n'est-il pas que la motte diminue?

 

C'est promis, demain j'arrête le beurre ...salé!

Je te fais confiance, copine...

 

 N'ayez crainte, il ne rentre pas de beurre doux dans la maison ...le beurre doux, cette incongruité dans le vocabulaire du Maître de céans.

Et de m'avouer que franchement, le beurre avec le melon, c'est ...oserai-je employer l'expression zazaesque?

 Que nenni, je trouve, déjà que ce soir, je me suis laissée aller!

 

Mais en contemplantZaza la Batave, couvant du regard son Chéri, unit par l'Orange si chère à leur vie, je me dit qu'un peut de dérogation ne fait pas de mal quelquefois.

les laissantà leur passion pour les câbles, les antennes, les paraboles, les ampoules

basse tension clignotantes, les Allo Papa Tango Charly, les pré-fumure, les chats noirs,

les fous rires, les zaza t'exagèrere, les ça peut le faire, enfin tous ces ingrédients qui font l'alchimie d'un couple ,  sur la pointe des pieds, j'entraîne mon capitaine de mari.

 

 Nous nous éclipsons à l'anglaise...normal chez une Batave!

 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:52

Le carton est arrivé ce matin...non.... pas celui de l'invitation au mariage du siècle dans la très chic Abbaye de Westminster...mais celui, oh! combien plus exceptionnel,  nous demandant ,dans un français académique de participer à un barbecue ...ce soir à 19 heures très précise.

Ce merveilleux précieux petit bristol nous  a été délivré par un facteur très emblématique:

suspendu au bout d'un canne de surfcasting, un poisson en bois flotté,tenant en son bec ,non pas un fromage, mais ce merveilleux parchemin, présage d' une  soirée mémorable!

Naturellement, comme il est d'usage dans les raouts, le dress code n'est  pas oublié:

Écailles de rigueur.

Diantre, fichtre, sacre bleu, mille sabords me dit mon mari, un peu capitaine à ses moments perdus, qu'est-ce à dire...une énigmede plus...pour la grande Zaza à la crinière de lin rien d'impossible!

 

Vite, un peu pantois tout de même par ce faire part au combien insolite, nous nous précipitons dans nos roberies respectives...

 

-un smoking, trop conventionnel.

-une queue de pie, pas le bon animal.

-une robe de sirène toute pailletée, superbe, mais il fait trop froid, et puis, elle a au moins trente ans, et la sirène d'alors ne rentre plus dedans.

 -une combinaison de plongée, pourquoi pas...mais marcher avec des palmes, pas confortable, et manger avec le tuba encore moins...

 

désespérés devant l'heure qui s'égrène inexorablement, nous nous retrouvons dans le sous sol au rayon article de pèche...et, oui chez nous c'est un peu le BHV. Mon cher et tendre accumule!

Et là, miracle, suspendu au bout d'une esse, deux paires de waders...mais si...vous savez ces bottes qui montent jusque sous les aisselles, et que l'on met pour crapahuter dans les torrents, pour pêchez à la mouche. (pêcher à la mouche, je vous expliquerai dans un autre article).

Comme ce soir il va faire froid et que par définition un barboc...pour les initiés...se passe dehors, nous enfilons, collant, sous- pull et laine polaire, avant de pénettrer dans ces bottes de 7 lieues.

Ainsi harnachés, nous ne manquons de mettre nos suroîts de voileux, ainsi qu'un chapeau de marin pour mon mari et un ravissant turban en écaille pour moi, afin de faire genre!

Et nous voilà partit à la sauterie du siècle, que dis-je à celle ou nous nous devons d'être

si nous ne voulons pas paraître ringard, out, etc,etc... 

Nous tintinnabulons la clochette, et vogue la galère.

 Nous pénétrons dans l'antre de Mimi et Zaza la blonde aux cheveux de lin...zut la crinière de sirène est là, mais je ne vois pas l'appendice caudale.... Peut être l'a-telle laissé au vestiaire, cela n'est pas pratique pour attiser les braises.

 

J'entr'aperçois:

Le foyer qui flamboit, la table qui rougeoit grace aux  cristaux et verreries jouant à cache cache avec les multiples bougies et candélabres, rouge, vous l'avez compris. 

les sardines qui grilloient( en vieux François)

Nos hôtes un peu surpris de notre interprétation stricto facto du carton, se remettent doucement.

 

Une douce musique venant de nulle part nous dirige sur le chemin des agapes...

 

Dans ce jardin extraordinaire ou poussent des antennes radios tous les mètres,

des paraboles, des bilboquets à trois branches tournant une fois à droite, quatre fois à gauche, selon le vent, des mats s'unissent au figuier, une planche à voile sert

de lit aux deux  matous noirauds, et à leur cousin en pyjama rayé, des assiettes empilées à l'envers comme station météo...enfin tout un attirail de radio amateur, vous savez les GV4KF appelle RC2HP, ceux qui vous font GRR...GRR dans votre ordinateur.

Allo Papa Tango Charly, répondez...

comme dans la chanson de Mort Schumann, nous sommes sûrement dans le triangle des Bermudes...

Le trou noir n'est-il pas loin? Moi qui ne vois pas bien le soir!

Allo Papa tango,Charly, je ne vous entend plus...

Je ne répond plus de rien...

Môrice...désespérément, j'appelle mon mari, je suis  perdu au milieu de cette forêt de métal.

Heureusement, l'odeur des sardines me met sur le chemin du barbecue.

Enfin de la cuisine de chez moi, dans cet univers de bidouilleurs sur ondes je me raccroche à la seule chose connue de ma pauvre petite personne emmaillotée...l'effluve envoutante des sardines de mon pays...

Maurice aide moi à marcher, ces cothurnes cahoutchoutées...me font ressembler à une cane endimanchée. Je vais tomber...

Il rit...

Maurice ...je trouve que tu pousses un peu loin le bouchon!

Ah! la vie n'est pas un long fleuve tranquille dans ce doux village de Mimivilitch depuis l'arrivée de Zaza à la crinière de lin...

Mais les soirées n'y sont pas tristes...

Si vous passez par là,  dans notre belle région des Pays de Loire, arrêtez vous dans ce petit coin où chaque jour une gaudriole est inventée pour le plus grand plaisir de ses quelques habitants privilégiés.

 

 

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:21

 Cette petite phrase me fait immédiatement retrouver ma Grand Mère, son sourire découvrant un fil d'or en haut à gauche, imperceptible pour les autres mais si lumineux pour moi.

Ses yeux bleus doux comme le ruban de velours retenant mes anglaises me caressent à nouveau.

Ses petits frisotis auréolant son visage qui avec le temps s'éclaicissaient, me rappellent  que la vie s'envole très vite.

Enfin des pêtits riens, mais des grands choses pour la petite fille que j'étais.

 

Et puis surtout l'odeur, envoutante, entêtante de la canelle, une odeur de la-bas...

 

Ma Grand Mère n'est plus, depuis très longtemps elle a retrouvé le royaume des Anciens,  mais elle m'a laissé quelques recettes, dont:

 

L'assiette de riz à la canelle.

 

Une recette toute simple, comme elle, mais si gouteuse, que j'en salive en l'écrivant!

 

125g de riz rond

100g de sucre de canne

5dl de lait

1 cuillère à soupe d'huile d'olive

4 jaunes d'oeufs

1 écorce de citron bio

canelle en poudre et en bâton

1/2 cuillère à café de sel

 

Le marché est vite fait...

 

 

A votre tablier.

 

Cuire le riz dans 3 fois son volume d'eau, avec l'huile, le sel, l'écorce de citron, et le bâton de cannelle.

Quand le riz est totalement cuit, égoutter complètement l'eau restante, le remettre sur la plaque de cuisson et  ajouter le lait chaud, petit à petit, en mélangeant sans arrêt.

Dès que le riz à absorbé tout le lait, le retirer de la plaque et ajouter immédiatement le sucre et les 4 jaunes d'oeuf en mélangeant très rapidement, afin qu'ils ne cuisent pas.

 

Présentation

 

Prendre 6 petites assiettes, étaler le riz en couche fine, et saupoudrez dessus de la cannelle.

Le top: mettre les initiales de chacun des convives!

 

Et le laisser sécher une nuit ...

 

Je revois encore Mamé, d'une main malhabile, écrire une lettre sur ce délicieux entremet. Elle y mettait tellement d'amour!

Lorsque nous déjeunions chez elle, (elle habitait au 1er étage, et moi au 4ème), je sentais dans l'escalier, cette odeur enivrante de cannelle, ce voluptueux parfum du pays de mes ancêtres, et je me réjouissais à l'avance de ce dessert si facile à faire et qui reste gravé à jamais dans ma mémoire.

 

Les Livres de Julia

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:13

Aujourd'hui, vous êtes comme un bon écolier, fier de vous, heureux du travail accomplit,

vous ne vous pensiez pas capable d'aller jusqu'au bout de votre idée.

 

 Depuis des mois, vous avez constaté  la puissance du Verbe. Jouer avec les mots, avec les expressions, avec les synonymes, enfin avec tous ce que composent une belle phrase et cela vous a enchanté.

 Coucher sur le papier tous ces lexies qui habitent les méandres du cerveau, obéir à la main qui démange, s'essayer à la syntagme...vous avez enfin réussi à surmonter tous  les obstacles qui, depuis des années vous empêchaient d'assouvir votre envie.

 

L'écrit terminé...reste à accomplir le plus audacieux...se faire lire!

 

 Timidement, à recculont vous avez distribué autour de vous les feuillets que vous n'osez encore appeler  manuscrit...puis, devant les résultats favorables...

 

Mais...ces lecteurs sont-ils objectifs?

Car après tout, ne font-ils pas  partis du cercle rétrécit de vos relations...de votre parentèle...vous avez des doutes...

 

Vous surfez sur le net à la recherche...de quoi? Vous l'ignorez.

 

Une petite voix de plus en plus lancinante vous susurre d'envoyer votre texte...un pas en avant, trois en arrière...oserais-je ? ou pas ?

Non, moi poussière d' écrivain ... m'attaquer au  landerneau littéraire , je délire.

 

Les nuits sans sommeil sont longues, les interrogations trouvant de plus en plus de réponses...enfin...un matin où le bon pied du lever fut meilleur que les autres jours, vous ouvrez l'ordinateur et tapez:

 

Maison d'édition.

 

Et là apparaît...oh! délice...une petite phrase qui accroche votre regard:

 

"Éditeur cherche auteur, même débutant, envoyer  votre manuscrit par mail"

 

Exactement ce que vous recherchez.

Vos pieds ne touchent plus terre, votre coeur s'emballe, de plus "envoyer par mail" plus facile comme démarche, il suffit de cliquer, vous n'avez pas à réfléchir...

 

Vous cliquez cinq fois...après tout...

 

Commence alors la longue attente, l'oeil rivé sur l'ordi...L'espoir chassant le désespoir à grands coups de balais:

-ce que tu as écrit n'est pas si mal... 

-l'histoire est intéressante...

-d'actualité...

-les copines aiment, certaines ont pleuré...

 

Au bout de trois semaines  un peu plus pour d'autres, arrive enfin dans la boite aux lettres une grande enveloppe...fébrilement...vous la sortez en catimini,  vous vous cachez pour l'ouvrir, votre coeur bat la chamade, les mains sont moites...

 Miracle...

 

"Chère madame, J'ai le plaisir de vous annoncez que votre manuscrit intitulé....a su retenir toute notre attention.

"Nous sommes donc prêts à lui donner une réelle chance....

 

Vous  devennez un géant,vous appelez la terre entière...vous allez  être publier...bingo...

du premier coup vous décrochez un contrat...un des premier avant un prix littéraire, vous n'allez pas jusqu'au Goncourt, mais...Le Fémina...vous irait assez bien

 

Naturellement, vous finissez par lire ce contrat, le pourcentage que l'on vous propose, le prix du livre...vite la calculatrice...et puis plus loin,...bien plus loin:

le prix de la maquette!

 

Bizarre, vous ne pensiez pas que les auteurs payaient pour se faire éditer par une maison d'édition!

Comme entre temps, les 4 autres maisons, vous ont répondu la même chose, à quelques petites différences près, vous pensez que c'est une coutume inconnue du béotien que vous êtes dans cet univers des belles lettres.

 

Comme malgré tout la somme demandée est un peu rondelette vous allez à la pèche aux renseignements...

 

Et là votre ego en prend un coup, vous n'êtes pas la nouvelle Sagan, tant s'en faut, mais plutôt le nouveau pigeon entortillé dans les rets des éditeurs tomatés dans le livre "Audace de Roger Gaillard"

Pour les nouvelles plumes: à acheter sur le net...indispensable. pour savoir ou l'on met ses pieds.

 

Il vous faut tout recommencer.

 

Préparer une présentation correcte pour toutes les maisons d'édition que vous avez sélectionné.

Commence alors la ronde des photocopies, de la mise en page, du résumé du livre, de votre biographie, j'en passe ...Vraiment à vous dégoûtez de l'écriture! Faut-il un secrétariat de ministre pour envoyer un malheureux manuscrit, qui ne demande qu'a être lu par des gens indulgents pour le novice que vous êtes.

 

Nouvelle attente, mais ce n'est plus trois semaines, mais des mois...un, deux, six parfois plus, de quoi refroidir votre enthousiasme.

Puis commence les retours ou pas,

 ouverts ou pas,

 les lettres de refus ou pas...

 

Vous vous sentez nul d'entre les plus nuls.

 

Pourtant un soir,  sur le net vous rencontrez une jeune maison d'édition,

une qui démarre,

une qui lit votre manuscrit,

une qui vous dit ce qu'elle en pense: je suis à la page 40 et je  me régale!

enfin,  une qui vous réconcilie avec l'écriture et vous fait rapidement oublier ce barnum que l'on nomme "comité de lecture".

 

Ragaillardie, après des échanges enfin constructifs, vous vous remettez à ce que vous aviez un peu mis de côté: L'écriture.

Et remerciez cette jeune maison d'édition, pour l'espoir qu'elle a généré.

Et souhaitez  qu'elle réussisse dans ce métier certainement difficile, et truffé d'embûches.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:40

En ce beau 1er Avril, alors que la nature sort doucement de sa torpeur, voici une recette pour préparer sa peau aux chaudes caresses du soleil...

 

Peut- être pensez vous que je vais vous donnez une "recette de Bonne femme" pour obtenir une carnation de rêve, ou bien vous dévoiler les composants d'un philtre venu de la nuit des temps....

 

Que nenni, mes toutes belles...voici la recette du gâteau aux carottes!!!

 

Je vous vois déjà dubitative...Gâteau aux carottes....mais cela saute aux fesses !

 

Peut être, peut être pas, cela dépend de la part que vous allez manger et du sport que vous ferez...mais surtout en cette période où les carottes toutes rouges d'émotion sortent de terre ne vous privez pas de cet elixir de jouvence...

Et puis n'est ce pas une bonne façon d'en faire manger aux enfants?

C'est mieux que les carottes Vichy!!!

 

-500g de carottes toutes jeunettes

-100g de poudre de noisette

-2 citrons bio

-6 oeufs tout chaud sortant du cul de la cocotte

-150g de sucre de canne en poudre

-75g de farine

- 2 sachets de levure chimique

-3 cuilleres à café d'amande amère

-2 pincées de sel

-4 à 6 pincées de canelle en poudre selon le goût de chacune

 

-un peu de beurre pour masser le moule à manqué

 

-préchauffer le four à 180°

 

Le marché terminé, mettez vous à la tâche

 

 

Râper les carottes pelée.

Zester les citrons et réserver le jus.

Dans une terrine, mettre les jaunes d'oeufs, incorporer le sucre, les battre.

Continuer à battre en versant doucement  la farine mélangée au sel et à la levure.

Lorsque la pâte est homogène, ajouter les carottes râpées, la poudre de noisette, les zestes de citron coupés en petits morceaux (afin de les retrouver sous la dent!), la cannelle en poudre et le jus des citrons.

 

Fouetter les blancs en neige bien ferme ( pour plus de tenue ajouter une pointe de sel)

Les mêler délicatement à la préparation.

Verser dans le moule à manqué enduit de beurre et fariné (retourner le moule pour retirer l'excédent de farine).

Egaliser la surface.

 

Mettre au four et faire cuire environ 45minutes.

- pratiquer le test du couteau: couteau souillé...gâteau pas cuit!

 

Laisser refroidir 10 minutes et démouler sur un jolie plateau.

 

Vous pouvez le manger en gourmande rapidement sur le coin d'une table...

 ou bien en gourmet avec une boule de sorbet au citron et quelques physalis (amour en cage)...tranquillement installée à l'ombre des arbres renaissants.  

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:07

Il y quelques siècles, à Pétaouchnokville,charmante petite bourgade située au coeur du Pays de Loire, vivait une  jeune demoiselle plus ravissante que la plus belle des fleurs perlée de rosé un matin de printemps... Ses longs cheveux de lin lui servant de corsage, telle une aeschne un soir d'été,  elle volletait  après les papillons, cueillait des fleurs, ramassait des baies, discourait avec les oiseaux...

Enfin, une jeune beauté ensorceleuse et envoutante selon les dires de tous les damoiseaux du canton, qui espèraient, que sais-je: une oeillade, un sourire, un subtil geste de la main ou pour les plus audacieux, voir même un baiser... Enfin un jeune tendron de la plus belle des espèces.

 

Mais....

 

...Dès que la nuit enveloppait la terre...

 

A Pétaouchnokville...

 

...Oyez, Oyez braves gens, notre jouvencelle , notre sylphide pucelle se transformait en...

............................................ " Poissonnesque" tueuse en série...

 

Nous connaissons les loups-garous, les vampires etc...mais les "poissonnesques" qu'est-ce?

 

Consultons  le dictionnaire de l'imaginaire:

Poissonnesque:

 Personne qui tue les poissons non  par plaisir, ni par haine, mais tout simplement pas étourderie ou envie de trop bien faire....

 Exemple:

Leur donner trop à manger,

Les faire tomber par terre,

les laisser en plein soleil, ou les mettre dans une eau juste chaude...afin qu'ils n'aient pas froid...pauvres petits  êtres sans poils!!!

 

Ainsi passa la vie à Pétaouchnokville, où la mortalité piscicole était plus élevée que dans le reste du doux pays de France...Statistiques retrouvées dans les archives nationales.

 

Croyez vous qu'en vieillissant notre diablesse s'assagisse...que nenni

 

Elle trouva le moyen de transmettre à sa postérité ce don plus que particulier...

 

Ainsi au 21ème siècle, à Pétaouchnokville, vit toujours une "poissonnesque"...

 

...Mais l'histoire se corse, car notre demoiselle aux cheveux de lin empruntés à son arrière de l'arrière  arrière mère- grand a rencontré l'âme soeur, et emménagé à Mimivilitch...

Depuis, ne pouvant officier  dans... un village de pêcheur...elle a développé une stratégie diabolique...

 

... La diablesse, elle a osé enseigné son talent...son art devrais-je dire à son chat baptisé "Blouson noir" transporté dans la sacoche de sa pétaradante moto depuis Pétaouchnokville.

Ainsi  vous voyez chaque soir, cet obèse matou, (les poils vous dira sa maîtresse) se poster sur les bords du bassin du voisin, et avec beaucoup de délicatesse tremper son énorme patte velue afin d'attirer les poissons par trop curieux...et que je t'en attrappe un  et que je te le jette, et que je m'amuse, et que je recommence, quel jeu délicieux...

Rien ne l'arrête, même les cris du papa des poissons...

J'ai le don...

Je suis devenu "poissonnesque" et j'aime cela...

Merci Maman aux cheveux de lin...

Lorsqu'enfin, la fatigue le terrasse, il s'en va nonchalant, rejoindre ses pénates, la queue

triomphante...

Je le soupçonne de raconter ses méfaits à notre "poissonnesque" réduite au chômage pour cause de pêcherie...

Et la finaude...de son rire tonitruant, salue son arrière de l'arrière arrière de sa mère-grand .

Bon gène ne serait mentir.

 

Et si un jour, elle se réveillait avec des écailles...quelle jolie sirène aux cheveux de lin!!!

 

Qui connaît la vengeance des poissons ?  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 19:32

Aujourd'hui, après quelques jours de travail intensif, j'ai décidé de m'occuper de moi...

Dans la vie d'une femme, il y a l'âge où cela est agréable puis celui où cela devient nécessaire et doucettement arrive sans crier gare : celui où c'est impératif!

 

Malheureusement, quoique l'expérience acquise à du bon, j'en suis là...

Il faut faire quelque chose...c'est obligatoire...primordial...si je ne veux pas me retrouver

dans l'incapacité de me remuer.

 

Direction le cours de gymnastique "douce", trouvant plus raisonnable de ne pas demander d'emblée à mon corps  un rythme de sportif de haut niveau!

Mais malgré tout certaine que je vais m'y ennuyer!

 

J'arrive dans la salle...la moyenne d'âge des "élèves " me donne à réfléchir...

Vite un miroir...miroir, mon beau miroir...suis-je donc si fanée?

Je t'en prie dis moi que je suis la plus belle...pour aller ...faire de la gym.

 

Déjà mon ego en prend un coup car l'image renvoyé par l'indiscret grand mur- miroir  ne me rassure pas du tout!!! 

Enfin... allonger sur le tapis je peux faire illusion!

Et puis je n'ai pas un corps en amphore comme ma voisine de droite, plus que moulée dans son justaucorps (certainement pour dissoudre les graisses, vous savez ceux qui se vendent à télé achat!)

 Ou callipyge comme celle de gauche...

Certes, je suis un petit peu fessu, mais j'ai encore une taille bien marquée.

 Mon estomac et mon ventre ne font pas qu'un seul coussin pour chaton en mal de câlin.

 

 Notre professeur plus très jeune,  menue, délicate, se déplaçant telle une danseuse,  la pointe du pied en avant ( alors que moi, tel un déménageur, je talonne!) nous demande d'une  voix d'hôtesse de l'air (du début de l'aviation civile) de faire des petits échauffements...

Pour dérouiller notre carcasse... je suppose.

Fastoche.

  Nous triturons avec nos pieds des petites balles de tennis, pour ouvrir nos chakras, nous dit-elle de sa voix mélodieuse...

 

-Mesdames, posez vos balles, nous allons commencer les étirements...

 Une musique sortant du fin fond du Tibet...envahie la pièce

-Baisser doucement la tête, les épaules, le buste, le bassin ,essayez de toucher le sol avec vos bras et remontez  en vous  déroulant  lentement, puis faîtes des petits mouvements de tête de droite à gauche...doucement

De droite à gauche..

Zut où est ma droite?

 Naturellement je ne suis pas raccord avec les autres!

 

-Tirez sur vos bras...tirez...tirez...Grandissez vous. Hé ...la croissance...c'est terminé.

- Prenez votre bâton... à deux mains, à l'horizontal...

-bien...

-espacez vos mains de la largeur de vos épaules, montez vos bras en l'air et mettez les en arrière, le plus loin possible...

aie, mais cela fait très mal!

 Du coin de l'oeil je regarde "mes copines" elles ne semblent pas trop souffrir 

Suis-je donc si rouillée?

Je  me pensais si souple! Décidement, aujourd'hui, j'en prend un coup.

 

Après les bras, les abdos...je crois que je préfère les bras...chacun son truc!

Moins mal, et puis pour les"tablettes de chocolat", il faut rester un certain temps dans la position...et croyez-moi...c'est long... et, je ne suis pas sure de les avoir" ces tablettes"

Et les cuisses, nous laisser assise sur une chaise virtuelle, c'est de la folie...

Et si ces pauvres petites mamies tombaient!

Mais personne ne tombe...sauf moi!

 

C'est dingue

La gym douce...doux euphémisme.

 

Les exercices continuent sans même une pose, je pense que notre tanagra de prof ne se rend pas compte que ses élèves n'ont plus vingt ans, ni même cinquante!

 

Discrètement, je regarde ma montre...elle doit être arrêtée...ce n'est pas possible.

 

J'ai la sensation  que mes muscles : les droits, les croisés,

mes articulations, mes  vertèbres...enfin tous ces trucs qui s'emboîtent, se connectent pour former mon corps, sont en train de regimber.

Pourquoi n'ai-je pas pris une burette avec moi, juste quelques gouttes d'huiles me seraient essentielles!

Quant enfin la séance se termine...je n'ai pas assez de mots pour exprimer mon délabrement : je suis cassée, courbaturée, épuisée, exténuée.

Sur le chemin du vestiaire, j'essaie de me rassurer auprès de mes " copines de galères"

diantre, je ne peux être plus atteinte qu'elles...

Dans les quelques propos recueillit j'entendrai : c'est dur, ça fait mal mais c'est bien pour notre corps, normal...je pense la même chose...et soudain, venu de nul part

...celui qui vous assomme : par une petite bonne femme, certainement plus âgée que moi,

se dandinant comme un canard, qui dans un large sourire, lâchera... C'est facile, je n'ai même pas eu mal!

La punaise...de quoi me gâcher la journée.

Au revoir, mesdames, à la semaine prochaine !

Maso...moi, non...juste défraîchi

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 18:27

 En ce mois de mars  plus que printanier,  ce matin, dès poltron minet...

Minetiza et Minoutchick, habillés de leur costume,  me semble-t-il plus noir que d'habitude, sont venus me parler de la disparition d'Hippolyte le Vieux

 

Depuis une semaine, ce matou à rayures, ce chat qualifié de vulgaire par notre précieuse Minetiza, a disparu...

 

Toute la race féline se pose des questions...

Le monde s'interroge

Ou est passé notre Hippolyte le vieux...

 

A-t-il rencontré une voiture?

A-t-il avalé du poison?

Est-il enfermé quelque part, victime de sa curiosité?

Où tout simplement, la vieillesse l'a-t-elle rattrapé?

 

Malheureusement, il sera peut être difficile de connaître la vérité, alors ,

pensons, qu'il est parti rejoindre  sa belle...Et qu'il est heureux au Paradis des chats...

 

Et conservons de notre Hippolyte

-le son plaintif de son miaulement avorté

-le ronronnement enroué dans ses moments de volupté

-l'intelligence de son regard

-et son oeil taquin lorsqu'il avait réussi à braver les interdits...

 

Salut l'artiste...peut être qu'un jour tu nous reviendras...

En attendant, tout Mimivilitch pleure!

 

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:54

Après ces journées apocalyptiques, nous ne pouvons que penser à ce pays de tradition...

ce pays de contraste, où la technologie la plus pointue cotoie le passé...

Où les architectes, les stylistes sont passés maître dans la pureté du trait...

Et,  les remercier pour la leçon de courage, de dignité qu'ils donnent au monde entier...

Unissons nous pour les aider...

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:15

En cette après midi printanière, célébrée par tous les oiseaux,bien assise devant mon ordi,

je ne peux imaginer le désastre, la- bas de l'autre côté de notre planête.

je ne peux envisager qu'il ne reste plus rien...et que de plus, le pire est encore à craindre...

 

   Les images défilent sur les télévision, bien souvent Japonaise, incrédule, je les regarde et je me sent mal, moi,  qui vis dans une région "protégée",

 mal d'être impuissante pour aider tous ces hommes, femmes et enfants, qui montrent une telle dignité.

 

  Pas de panique, pas de cris, les larmes sont cachées, seule l'émotion fait trembler les voix.

 

Merci de nous donner une telle leçon de courage...

Merci d'être ce que vous êtes...

Je pense que le monde entier doit,et  ne peut que vous aider...

Et vous, qui êtes les meilleurs architectes du monde, les plus créatifs, les plus innovant,

je ne peux qu'espèrer vous voir relever ce Japon, dont j'ai tant rêvé...

Je le souhaite de tout mon coeur...

 

 

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Présentation

  • : Le blog des livres de julia
  • : ce blog: pour tous ceux ,qui comme Julia, marranne du Portugal, sont à la recherche de leur identité juive. Architecte d'intérieur et gourmande elle vous transmet des conseils en déco, et de délicieuses recettes .
  • Contact

Profil

  • leslivresdejulia.over-blog.com
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. 
 je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par  l'écriture  qui me permet le rêve.
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par l'écriture qui me permet le rêve.

l'auteur

Chantal FIGUEIRA LEVY, écrit depuis quelques années des romans autour de personnes réunies par la même recherche d'identité.

Son personnage principal est Julia FRANCES.

Dans la vie professionnelle, Chantal FIGUEIRA LEVY est architecte d'intérieur, et de ce fait , son héroine évolue dans ce milieu.

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http://www.leslivresdejulia.com/article-commentaires-sur-gazoute-85290023.html