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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:53

Dans la tête zazaesque,vous vous rappelez celle à la longue chevelure de lin, rôtir un cochon de 15 kilos, rien de plus facile!

Il lui suffit de prendre un bidon en fer (ceux servant pour la musique des" tambours du Bronx") de le découper à l'aide d'une scie circulaire pour métaux, dans la sens de la longueur, afin d'y déposer les braises...pour ne pas abîmer le jardin, naturellement.

voilà pour le réceptacle.

  Ensuite, elle prend une bonne grosse ficelle, qu'elle tord à contresens le plus serré possible,tel un ressort.

 Avec beaucoup d'adresse,elle accroche le dit animal au niveau du cou, (comme une laisse au  collier du  toutou de sa mémère)  avec cette spirale de corde et suspend le tout ( c'est lourd) sur une tige placée par ses mains bricoleuses , au-dessus de la flamme.

 

Dans la tête de notre Zaza métalière, la ficelle devant se dérouler doucettement, afin de permettre à notre mammifère de tournicoter lentement telle une toupie.

A- ellepensé que la ficelle risquait de brûler?

Peut être...peut être pas.Se disant qu'après tout la cuisson serait plus rapide.

A-t-elle pensé que la ficelle s'arrêterait de tournoyer.

Peut être...peut être pas.

Qui prendrait en charge le 2ème, le3ème etc...tournicotons...son frère ou le Zébulon de service?

Car vu son poids, l'animal risque de pirouetter très vite...Le cochon. 

 

A Zaza, rien d'impossible!

 

Devant nos mines hilares, notre Zaza, développe au dessus de sa tête une série de points d'interrogations.

Hé quoi copine, qu'ai-je dit? qu'ai je fais?

Mon barbecue est dans 3 jours, et je n'ai pas de tournebroche!

 

Il me faut improviser, puisque vous ne voulez pas de ma ficelle, peut être pourrais-je acheter 2 fourches, faire usiner par mon copain BOV 2 piquets terminés en V

 J'embroche l'animal, le pose sur ce portique et tourne à l'aide d'un pédalier de bicyclette l'un des manches de fourches...

Qu'en dis-tu? Elle n'est pas bonne mon idée?

 

Oui, mais qui va tourner le porcelet pendant au moins 5 heures?

 

Zaza réfléchit, qu'à cela ne tienne, il faut un moteur au pédalier...peut être un moteur d'essuie glaces...mais mon Chéri ne sera pas content...si je démonte sa voiture!

Quoique...je peux remonter!

Mais il me manque une pédale...à mon vélo!

 

Il me faut trouver un engrenage quelconque...dit elle en regardant d'un oeil gourmand

mon store vénitien et sa manivelle qui doucement se balance sous le vent un peu fort de cette fin de journée.

 

NON...c'est du plastique!

 

Zaza cogite, gamberge, médite, réfléchit, marche à grand enjambés en long, en large, et je te reviens et je repars...Que va-t-il sortir de sa cervelle en ébullition.

Elle a sortit les antennes...normal me direz vous pour une radio amateuse.

Ce grand moment de professeur Tournesol unià Jéotrouvetou nous laisse à penser que la solution n'est pas loin...

 

Soudain, dans un phrasé digne d'un comédien du Français dans les années 50, Zaza

me dit:

 

-copine, donne moi les pages jaunes!

 

Diantre, que va-t-elle faire avec ce recueil pour handicapés d'internet?

 

Malgré tout j'obtempère, et lui donne le dit bottin encore tout neuf dans sa cellophane.

 

Euréka, j'ai trouvé: KILOUTOU, location en tous genres.

 

Mais ont-ils un barbecue pour cochonnet bien propre sur lui.

Vous le saurez en lisant les aventures" du barbecue de Zaza à la crinière de lin  "

dans un temps pas si lointain.

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:20

Imaginez un torrent capricieux dévalant en courant, dans un vacarme d'enfer,  de la haute montagne.

Imaginez le soleil  faisant une partie de  cache cache  avec les cailloux multicolores qui dansent un passo- doble avec les remous du rapide.

  Imaginez les herbes folles  jouant une partie de "tu ne m'attraperas pas" dans l'onde palpitante.

Imaginez...

MOI, au milieu de ce monde féerique et mystérieux, là, parmi ces éléments

inconnus  il n'y a pas si longtemps, de la citadine que je suis.

Le décor est planté.

Moi, urbaine jusqu'au bout de l'ongle à la French permanente, dont les stillettos et la jupe entravée font mon dress  code au quotidien, me voilà planter au milieu de cette onde pas toujours bienveillante et surtout glissante.

Mais je porte beau:

- les waders remontées jusque sous les aisselles,

-le gilet kaki aux multiples poches, et l'essuie mouche en peau de mouton,

- l'épuisette pliante, au manche télescopique battant mon mollet, que l'on devine sous le caoutchouc de la botte assassine pour le glamour,

 -  la besace en osier digne des plus grands maroquiniers, fièrement arrimée sur mon épaule gauche. pourquoi la gauche, vous le savez je ne suis jamais au raccord...rappelez-vous les cours de gym douce!

-et mon Steston marron médaillé de quelques mouches,  crânement  installé sur ma tête,

 Vous l'avez tous compris, je suis à la pêche...

 

Mais pas n'importe laquelle, non.

La pêche qui ne vous salit pas les mains, la pêche qui ne requière pas de promiscuité avec les vers, asticots, et petits gros marcels bien rouges et autres larves, portes bois et appâts de tous genres...

 

non, la pêche à la mouche.

 

Vous vous rappelez le film "Et au milieu coule une rivière" 

 

Et bien voilà, j'y suis...pas au milieu d'une rivière, mais au milieu d'un torrent.

Trop fort dirait La Grande Zaza aux cheveux de lin.

 

Délicatement, précautionneusement, , afin de ne pas glisser sur la pierre se cachant sous les mousses, algues et autres pièges, j'avance dans ce torrent qui malgré la chaleur ambiante commence à me glacer les pieds.

Depuis ce matin je marche, suivant comme il se doit mon cher et tendre plus attentif

au moucheronnage que moi.

La canne bien souvent posée sur l'épaule je m'émerveille des paysages traversés, oubliantbien souvent que je suis là pour prendre des truites, et non pas rêvasser et me

laisser bercer par l'eau qui cour après le courant.

De temps en temps, me rappelant mes cours à l'école de pêche à la mouche,j'ose faire un lancer, mais ou bien le poisson n'a pas la maille*, et je dois le redéposer délicatement dans l'eau en détachant tout aussi délicatement l'hameçon à l'ardillon retiré, ou bien je rêve et ne ferre pas assez vite le poisson inconscient, qui s'est approché d'un peu trop près de la belle mouche en renard blanc installée sur mon bas de ligne!

 

Et là je me fais réprimander par mon mentor de service.

 

Vous l'avez compris, je ne suis pas très douée,quoique... pas très perséverante, pas très intéressée par la prise de truite, je préfère musarder au fil de l'eau et peu importe si je rentre bredouille...Ce qui a le don d'irriter ma chère moitié, car lui,  il prend du poisson...

Logiquement cette situation favorable pour lui ne devrait pas l'agacer, mais...

 

 A l'école de la pêche à la mouche où nous avons officié ensemble pendant deux années, je laissais augurer d'un réel talent!

Je dois avouer humblement avec une hypocrisie toute féminine que dans les concours, je prenais du poisson!

 N'ai-je pas glané  au cours de ces années d'école, quelques coupes délicatement exposées dans ma roberie, afin de rappeler à ma tendre moitié  que dans le monde de la pêche à la mouche (si macho),j'ai un tableau de pêche ... bien exposé, synonyme de prise de poissons...   lorsqu'il y a un concours...sinon qu'elle est l'intérêt?

A part le manger...

Mais je n'aime pas la truite.

Par contre, avoir des trophées, être mentionnée dans le journal local, n'est ce pas la plus belle des récompenses?

Et lui tétanisé par le challenge, et énervé par les machos qui piaffaient autour de moi (genre pour voir si j'en prenais!), ne sortait pas de poisson.

 

Sachez gentes demoiselles en mal de mâle,  que c'est dans les concours de pêche qu'il faut être...si vous voulez trouver l'âme soeur!

Alors aujourd'hui, pour me faire pardonner mes pècheresses "tartarinades"  je l'accompagne dans l'onde fraiche, et lui laisse la primeur de la plus belle prise!

Evitant naturellement de tremper mon fil dans l'eau, car friponne que je suis je serais encore capable dans prendre une plus grosse!.

 

N'e m'a- t-on pas  appris qu'il fallait laisser la prérogative aux hommes!

Je crois d'ailleurs que nous avons beaucoup à y gagner!

N'est ce pas Zaza à la crinière de lin, toi qui pêche sur le gazon!

 

  * La maille: longueur réglementaire pour pouvoir sortir un poisson de l'eau

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 15:41

Trois heures, quatre heures du matin, peu importe...

 

Les pneus des cars de police, et des autobus parisiens crissent sur le pavé.

Quelques gardiens de la paix préviendront en douce, les autres, tous les autres se contenteront d'appliquer les consignes.

 

Quelles consignes?

 

Les ordres ordonnés par les hommes du pouvoir en place, Pétain ,Laval, et toute la clique de ces gens de cour à la solde de l'envahisseur.

 

16-17 juillet 1942

 

 La rafle peut commencer.

La rafle qui emporte les uns et rassure les autres.

La rafle, aboutissement d'un antisémitisme exacerbé.

 

Si la France est malheureuse, envahie,  n'est ce pas la faute de tous ces Juifs venus de partout.

Boutons les juifs hors de France, éliminons cette race qui depuis des siècles pourrit le monde.

 

Ainsi commença l'une des plus grande barbarie de l'histoire du monde.

 

16 et 17 juillet 1942,

Sans vergogne, ils sont poussés, tirés, bousculés, embarqués comme des animaux, par des képis, des uniformes, des civiles, des concierges, des penauds, des arrogants, des pervers, des coups frappés sur les portes, des cris... tous Français!

   Un à un les appartements seront vidés.

Paris se tait, Paris se voile la face, les volets se ferment... Laissons les autorités accomplir leur travail.

 

Tous va vite, il le faut.

 

Les camions,  les autobus s'en vont, emportant en leurs seins les pauvres erres hébétés serrant contre eux leur maigre baluchon. 

Les camions, les autobus s'en vont, emmenant vers la mort leur offrande à l'ennemi, un peu plus même...les enfants pas prévus font partis du convoi...la cerise sur le gâteau  pour ces Messieurs de Vichy!

Juste pour se faire bien voir.

 

Dans le silence effrayant d'après catastrophe, sur le pavé parisien le vent joue avec une étoile jaune, tombée par hasard, arrachée certainement.

Elle n'est plus nécessaire...

 

16-17 juillet 2011, 69 ans déjà, n'oublions pas.

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:10

Bien Chers croqueurs et croqueuses ... 

Permettez moi de vous signalez la naissance du 1er roman de la série des "livres de Julia"

En effet "Gazoute ou l'étoile en balsa" sortira du chaudron de l'imprimeur le 26 août.

Si vous avez envie de surprendre julia dans son intimité, vous pouvez vous procurez

ce livre directement chez l'éditeur:

 

les éditions cogito ergo sum.

 

Un jeune éditeur qui n'a pas peur de prendre des risques en publiant des premiers

romans.Et surtout, il lit les manuscrits jusqu'au bout!

 

pour retenir Gazoute ou l'étoile en balsa:

 

editionscogitoergosum.over-blog.com

 

A bientôt dans un défie.

 

Chantal

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 10:42

Naissance du premier livre de la série "Les livres de Julia"

 

GAZOUTE OU L'ETOILE EN BALSA

 

Il sortira le 26 Août.

 

Si vous avez envie de connaître les mésaventures de Julia,

Si la curiosité vous démange,

Si vous avez envie d'aider une " copine de galère" (vous qui savez ce qu'est la chasse à l'éditeur sérieux)

Si,si, si...

 

Vous pouvez vous procurez ce roman directement chez l'éditeur:

 

editionscogitoergosum.over-blog.com

 

Merci pour votre aide et votre indulgence.

 

Chantal

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:41

Après un séjour où vacances et mariage se sont rencontrés, je sors Julia de son carton à chapeaux (mariage oblige), je la repasse, je la tapotte histoire de la défroisser un peu.

Nous voici de nouveau complices comme toujours, partant bras dessus, bras dessous, à

la chasse aux bons mots, aux billets d'humeur, aux recettes de cuisine,  aux contes à dormir debout...sachant pertinemment que la grande Zaza à la crinière de lin, ne nous fera pas faux bond.

Heureuses de retrouver nos amis inconnus, pour un rendez- vous autour du verbe, à défaut d'un verre.

 

Mais avant de sonner de l'olifan, pour vous annoncez une joyeuse nouvelle, j'aimerais déverser mon fiel sur les toilettes sexistes des autoroutes français, où la gratuité n'est pas de mise!

 

Gentes Dames, si un besoin pressant vous oblige à découvrir les toilettes (féminin),ou les latrines (féminin) des aires de repos de nos CHERS autoroutes, sachez qu'il vous faudra faire preuve de beaucoup d'agilité, pour:

 

-maintenir d'une main le pantalon baissé, afin qu'il ne trempouille pas dans le marigot crapoteux entourant généralement ces lieux d'aisance "sic".

 

-avec l'autre main porter votre sac bien haut, pour le préserver des éclaboussures.

 

-et, avec les dents, retenir la paire de lunettes de soleil, bien inutile en cet endroit où le soleil et la chiche lumière ne parvienne qu'à donner une falote clarté. 

D'ailleurs, pourquoi ne pas avoir pensé à laisser ces objets dans votre voiture?

Seriez-vous blonde?

Moi, je le suis!

 

La mission étant accomplie, ne vous croyez pas sauvée.

 

Dés que vous ouvrez la porte, une chasse, au demeurant invisible, à effet d'eau digne des chutes du Niagara, arrose copieusement le sol en ratissant très large.

 

Merci pour le nettoyage en règle  de votre joli pantalon blanc.

 

Merci pour  vos compensées en corde, qui n'aiment franchement pas l'eau.

 

Merci, à Messieurs les créateurs de ces Vespasiennes (féminin) qui ont oublié que la femme n'était pas du masculin!

  

 

Après ce billet d'humeur, qui je le sais ne changera rien aux toilettes des aires de repos,

je vais vous narrer une bien bonne nouvelle:

 

Dans la série des "Livres de Julia", le premier livre  sortira du chaudron de l'imprimeur: le 26 Août.

 

 

Son titre: GAZOUTE où L'ETOILE en BALSA
 

 aux EDITIONS COGITO ERGO SUM

 

Vous pouvez dès à présent le réservez directement chez l'éditeur:

 

editionscogitoergosum.over-blog.com

 

Tous ceux, galèrant  pour parvenir à la réalisation du rêve de tout homme ou femme de plume, comprendront combien je remercie cet éditeur qui a décidé d'investir sur l'inconnue que je suis.

D'ailleurs, il est en quête de manuscrit, et je peux vous dire qu'il les lit!

 

 

A bientôt, je m'en vais remettre Julia dans sa boite, car pour une première sortie, il ne faut pas abuser.

 

Chantal

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 18:41

Aujourd'hui je ne vais pas vous racontez les tribulations des chats de la voisine, ni autres

fariboles écrites selon l'humeur, le jour, l'envie de rire ou de pleurer...

 

Je mets Julia dans ma valise, bien calée entre une paire de cothurnes et un vieux maillot de bains ( trop petit selon les dires de quelqu'un!) et en voiture direction le grand sud...

Je vais me mettre au vert, quoique...il ne doit plus y en avoir beaucoup.

 

Par d'ordi, pas de travail, juste un petit bloc et un bon crayon papier, histoire de noter quelques impressions, un détail, un ressentit, un sujet qui en quelques mots bien pensés peut devenir cocasse...Je vais passer quelques temps à jouer avec les mots, en égoïste.

Fin juin, reposée, les neurones rechargés, la main impatiente retrouvera son cher clavier afin de vous faire partager ces moments délicieux ...vous savez l'instant où l'histoire ce forme, prend corps, où les phrases s'articulent avec facilité, où l'écriture devient automatique...et je l'espère vous faire quelquefois rire.

A bientôt.

La rentrée  de septembre risque d'être importante...Je vous en reparlerai fin juin

 

Cordiales pensées à vous tous qui prenez le temps de lire  le blog des livres de Julia.

 

Chantal

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 09:58

Un soir d'orage, où le bruit du tonnerre se mêle à un plastiquage, près de la maison de Dumé, la gorge asséchée par la touffeur ambiante...et ...la trouille naissante, j'ose m'aventurer dans la souillarde où trône mon merveilleux réfrigérateur américain (gagné "aux douze coups de midi") 

 

 Vite, vite, trouver une boisson pour étancher mon trachéovolcan en début d'éruption.

 

Alors que je m'avance en catimini près de la sublissime chambre froide, voilà que la petite porte,( vous savez celle protégeant les glaces , les glaçons, les sorbets, enfin tous ces trucs délicieux créer pour adoucir les papilles en période de grosse chaleur ou de franche panique,) La petite porte dis-je...

s'ouvre brusquement comme poussée de l'intérieur par un pied venu là par inadvertance.

L'effroi, la surprise, me font exécuter  un double salto arrière digne de Candéloro!

Le rétablissement oh! combien difficile , enfin assuré, je jette un oeil de rosière à l'intérieur du dit frigo.

Une chaussure pavoise en lieu et place des douceurs convoitées.

Une chaussure du genre cothurne à la sous face écarlate pour top modèle dégingandé.

Une chaussure pour Berthe aux grands pieds .

Que diable est-elle venue faire dans cette galère...non... dans cette glacière?

 

De plus je m'aperçois qu'une des charnières pendouille lamentablement.

Mon beau frigo...tout neuf...qui a oser le violer de la sorte?

 

Ne pas toucher à cet indice, surtout que la-bas chez Dumé, cela continue de canarder...

faut-il y voir un signe?

 

J'essaie de rassembler mes esprits, j' imprime l'image de cette magnifique pantoufle et de ma charnière traumatisée dans mes neurones vieillissants et pars à reculons chercher un quelconque secours dans cette maison devenue mystérieuse, voir peut être dangereuse en cette nuit onirique . 

Le noir le plus complet a envahi le salon, l'orage a eu raison de dame électricité, toujours prête à farnienter à la moindre occasion.

 

Les mains en avant, telle une somnambule j'avance doucement quand soudain, arrivée près de la porte (la nuit,  je pers tout sens de l'orientation, déjà pas très puissant en temps normal !) je me heurte, que dis-je je me retrouve à califourchon sur une masse mollassonne , étendue  sur la pierre, chaude encore de la chaleur de la journée ...

Un ressort activé par la peur me fait bondir...

Un cadavre?

Un mort, dans cette maison, d'habitude si paisible?

Que faire?

Le portable ne passe pas, le téléphone est coupé...l'orage...probablement, les autres dorment à l'étage...enfin peut être...

 

Mes yeux commencent à s'habituer à l'obscurité des lieux et puis les éclairs balayent de temps en temps la pièce.

 Stupéfaction, là sur le sol...gît mon Grand Père , recroquevillé en chien de fusil, la tête posée sur son bras, et que vois-je dans sa main gauche...une chaussure : la jumelle de celle de mon frigo.   

 

Tétanisée, traumatisée, malheureuse de voir mon cher Papé ainsi meurtrit, je reste abêtit devant ce corps...qui pourtant... respire!

Reprenant mes esprits, je me précipite au premier étage, vite chercher du secours...

Mamé, Mamé, réveille-toi, Papé a un malaise.

 

Point de réponse ma Grand Mère doit dormir à poings fermés.

Rapidement j'ouvre la porte de sa chambre...le lit est vide...seul...un parapluie

occupe ce sanctuaire conjugal.

Mes idées ont du  mal à circuler tant les circonvolutions de mon cerveau sont mises  à rude épreuve en cette nuit fantasmagorique et hallucinatoire.

 

Je respire un grand coup, comme mon prof de Gym me l'a appris, afin de recouvrer un esprit clair en cette nuit rocambolesque.

 Récapitulons:

- une chaussure dans mon frigo

-mon grand Père étendu par terre près de la porte d'entrée ou de sortie

-une chaussure identique dans la main de ce brave vieillard

-ma  Mère Grand envolée, enlevée, kidnappée...

 -Le parapluie dans son lit

 

Je n'y comprend rien...et le tonnerre...les bombes...tous concours à m'empêcher de réfléchir.

 

Soudain, je sens entre mes jambes une douce caresse...le chat , mon chat, mon petit noir bien dodu, lui est vivant, normal, présent . Enfin.

Et que je me frotte, et que je minaude...vas-tu te décider à t'occuper de moi?

 Bien que tourmentée et angoissée par cette énigme digne de Columbo, je prend en mes bras où la chair de poule à élue domicile, ce raminagrobisse langoureux...

Mais qu'est ce?

Un paquet  entrave son collier...

Il me faut un siège, je n'en peut plus...et mon Grand Père toujours étendu, au rez de Chaussée...

Délicatement, je prend le courrier de ce messager insolite et à la lueur d'une lampe torche trouvé en chemin, je commence la lecture d'une missive.

D'emblée je reconnais l'écriture un peu tremblotante de ma Chère Mamé.

Réfugiée chez nos voisins, avec ses casseroles, héritées de sa Maman, elle m'informe qu'elle ne réintégrera pas le domicile à moins de recevoir de Papé des excuses plus que  circonstanciées.

 

Ainsi est l'histoire:

 

-En ce lundi, jour de marché, mon Grand Père fringant comme un jeune homme, s'en est allé de bon matin, pour faire le ravitaillement, mais surtout retrouver ses copains au café "Chez Tino", et passé une journée à discuter, zieuter en loucedé les touristes

bien balancées, et goûter à la dive bouteille...Que fit-il?

Mystère bien gardé...

Le soir venu, l'ébriété ayant atteint un niveau de non retour, d'un pas mal assuré, titubant, il a enfin réintégré le domicile conjugal, tenant  dans une main une bouteille vide et dans l'autre une paire de chaussures digne des grands faiseurs.

Rejoignant la chambre en trébuchant à chaque marche...

En grand seigneur, il donne à Mamé ce cadeau délicat, afin de  se faire pardonner!

Ma Grand Mère,  cosaque de nature, prit très mal cette marque d'amour.

A l'aide d'un parapluie oublié là par hasard, elle commence à vouloir embrocher le

pochtron vacillant...qui malgré tout réussi à redescendre l'escalier ( les ivrognes ont toujours un génie qui les protègent) poursuivit par Mamé , ayant abandonné le pépin

sur le lit, et bien décidée à en découdre avec le fieffer coquin.

 

D'un revers de la main, ou du poing, elle frappe mon Grand Père qui tombe comme un fruit bien mure dans l'entrée, gardant dans une main la précieuse chaussure. L'autre ramassée par ma grand mère en furie, se retrouve allez savoir pourquoi (peut être pour mettre au frais la preuve de cette infamie) dans la partie congélation de mon frigo.

Comment la charnière se trouvat endommagée?

Le message ne le précise pas...mais sachez que furieuse, ma Grand Mère  réagit comme un troupeau de chevaux sauvages lancés au grand galop...Alors...

 

Mais le comble de cette histoire: qui dira qu'il est impossible de trouver un chat facteur dans notre pays?

Le circuit parallèle des PetT!

 Vous connaissez?

 

 

Ps.Je suis nouvelle dans votre communauté, je ne connais pas trop les règles; mais partant en vacances mercredi, j'avais envie de m'essayer à ce défi.

Merci.

Chantal

 

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 17:51

Après avoir ressortit du placard le ravissant petit maillot de l'année dernière...celui qui m'a coûté cher pour le peu de tissu employé...Période de crise oblige.

Me voilà dans ma pièce secrète...enfin ma roberie, à l'abri des regards indiscrets...

 

Vous savez:

ceux qui soupèsent,

 jaugent,

évaluent,

estiment,

enfin ceux qui ont le don de vous agacer en ce début de printemps, où le corps bien calfeutré dans ses frusques hivernales à mis bas les abdos pour s'entourer d'un cocon graisseux, ouateux, moelleux, enfin toutes ces choses en eux ayant  pour mission de nous protéger des frimas pendant ces quelques mois de retraite aux gâteaux!.

 

Premier reflex, en tenue d'Eve (hélas pas telle qu'au premier jour!)

à l'aide de mon variateur, je tamise la lumière avant de  revêtir  cette petite chose

 missionnée pour  "cacher ce sein que je ne saurais voir" et tous le reste d'ailleurs...

Enfin, je l'espère...

D'abord timidement, comme un jeune rosier, je jette un oeil...vais-je tenter le deuxième?

Je pivote sur la droite afin que mon meilleur profil se trouve dans la ligne de mire de

mon oeil de myope sans lentille.

Au travers de mon flou artistique, quoique... je juge que je peux oser sortir  de mon refuge de nana complexée.

Doucement, en catimini, j'ouvre la porte,  histoire de rester en tête à tête avec mes illusions, je me faufile,  telle une ombre dans la salle de bains, où la lumière aveuglante de ce mois de mai précoce, me permet ainsi de passer devant le grand miroir sans découvrir la moindre petite imperfection...

Miracle, mirage,magie pas ou peu de défauts, que dire d'autre aurais-je passé l'hiver sans me faire du lard?

Je remonte bien  ces petits morceaux de tissus, afin de tout remettre en place, vous voyez ce que je veux dire?

Et telle une poule d'eau à la parade, je commence à me sentir bien dans mes baskets,à prendre de l'assurance...et que je me tourne à droite, et puis un peu à gauche (à cause du moins bon profil), et que je me félicite d'avoir pour une fois résisté à la tentation d'une dépense inutile.

Je suis satisfaite, je vais pouvoir prendre mon premier bain de mer, patauger dans l'eau pas encore très chaude, arpenter la plage de sable blond , l'eau jusqu'aux genoux afin de favoriser la circulation, enfin profiter sans aucune retenu de ces plaisirs aquatiques.

 

 Pas de bourrelets ou si peu, la cellulite discrète, la cuisse fière, telle une "vénus sortant de l'onde", je sens déjà sur ma peau le picotement de l'eau un peu fraîche...Et le regard de mon Cher et tendre, admiratif devant mon corps de sylphide...lui qui s'est un peu laissé aller!

Toute à ma complaisante inspection ...je trésaute en entendant une voix venue de la pièce d'à côté, un organe puissant, tonitruant qui diffuse à qui veut l'entendre ces quelques mots:

 

Tu l'as pris trop petit ton maillot, tu peux le rendre, il te faut au moins une taille de plus...Vraiment, tu ne peux rien acheter sans moi!

 

La "douche froide" avant le bain.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 20:14

90 ans , déjà...

 Que tu as pointé le bout de  ton nez, dans la riante petite ville de Tomar la fleurit, faisant certainement le bonheur de tes parents et de tes grands parents.

 En ce jour de Mai, notre mois à tous les deux, tu t'ouvrais à la vie...

Avec ta Mère, tu appris la nature, les fleurs, les odeurs...à gambader dans les herbes folles, à courir après les lézards verts...

 Ton Père vivait en France, pour des raisons ignorées de toi...

 Tu ne le retrouveras qu'à l'âge de huit ans...un inconnu pour toi.

Te manquait-il?

Vous étiez si différents...J'avoue n'avoir jamais osé te poser cette question...comme beaucoup d'autres d'ailleurs.

Il y avait tant de retenu, de contrôle de soi, de nons-dit, de savoir ne pas pleurer...

Que nous sommes passés l'un à côté de l'autre sans pouvoir nous  découvrir...

Tel le Lipizan marchant à pas comptés, tu traverseras ma vie...sans me permettre de t'approcher.Tu semblais perdu dans des rêveries où je n'avais pas de place. 

Pourtant, gamine , j'ai  essayer de t'imiter: le dessin, la danse, la natation, le football, le saxo,  la bagarre!

J'étais le fils que tu n'avais pas...encore.

Tes yeux bleus que d'aucuns disaient  glacials me réchauffaient lorsque tu me regardais.

Comme je guettais... ces échanges muets.

Ton petit sourire frisant une ironie en demi teinte, ta façon de pincer tes narines, ton élégance innée, ta tête inclinée vers la gauche, comme tes convictions  d'ailleurs,  à l'écoute de l'autre, ton balancement des bras, ta démarche assurée de plantigrade

faisant corps avec Dame Terre, ton blazer bleu marine, ta chemise rose pâle, défilent en boucle devant mes yeux.

 

Tu me manques...certains soirs, j'ai envie de  te parler.

 Pourquoi ne pas l'avoir fait, ou si peu, des bribes, des riens, des phrases avortées, les mots tournés dans ma bouche et qui jamais ne sortent...

Les regrets s'accumulent.

 

 Il y a 25 ans que tu m'as quitté,  chaque jour, je te regarde,  me demandant ce que tu penserais de notre siècle.

Tant de choses ont évolué depuis ton départ:

- le téléphone portable

-l'ordinateur familial

-les trains à grande vitesse

-les télévisions filiformes etc...

Mais surtout un non conformisme, qui je le sais te mettrait dans une noire colère.

L' éducation, la politesse,  la connaissance du français si importante pour toi l'émigré, le respect de l'Homme et de la France ont toujours représentés les valeurs auxquelles tu étais attaché.

 

Aujourd'hui, en ce mois de mai plus qu'épanouit, tu es là, nous attendons mon fils ton sosie, et mes petits enfants que tu ne connais pas,  venus   fêter mes années qui s'envolent.

 Je crois qu'ils te plairaient, surtout la chipie, ses cheveux roux bouclés,toujours en bataille et  son franc parler de petite bonne femme affranchit. Elle n'hésiterait pas à te dire que tu l'agaces.

L'ainé curieux de tout, mais  mauvais joueur...comme toi.

 Et le puiné, tout brun, un poème à lui tout seul,  tendre, et aussi rêveur que toi...

 

Je vais allumer une bougie du souvenir, comme le faisait certainement ta grand mère.

La-bas au Portugal, du temps où nous étions Marranes.

 

Nous allons faire la fête, et je dirais à mon fils, et  à mes petits que je les aime...

ces mots que jamais je n'ai pu te dire.

 

Papa...Pourquoi t'es-tu enfuis si tôt?

Papa...

 

Les livres de Julia copyright

 

 

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  • : Le blog des livres de julia
  • : ce blog: pour tous ceux ,qui comme Julia, marranne du Portugal, sont à la recherche de leur identité juive. Architecte d'intérieur et gourmande elle vous transmet des conseils en déco, et de délicieuses recettes .
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  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. 
 je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par  l'écriture  qui me permet le rêve.
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par l'écriture qui me permet le rêve.

l'auteur

Chantal FIGUEIRA LEVY, écrit depuis quelques années des romans autour de personnes réunies par la même recherche d'identité.

Son personnage principal est Julia FRANCES.

Dans la vie professionnelle, Chantal FIGUEIRA LEVY est architecte d'intérieur, et de ce fait , son héroine évolue dans ce milieu.

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