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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:22

  Ce texte envoyé aujourd'hui sur le net par une amie qui m'est chère....

Je trouve cette réflexion magnifique et je voudrais la partager avec vous.

Je ne sais  qui a écrit ce texte, mais le VERBE est beau.

 

Loin  des vieux livres de grammaire

  Ecoutez comment un beau soir,

 Ma mère m'enseigna les mystères

 Du verbe être et du verbe avoir.

 

Parmi mes meilleurs auxilliaires

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Etre étaient deux frères

Que j'ai connus dès le berceau

  

   

Bien qu'opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu'Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l'avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s'est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu'Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son ego.

 

Pendant qu'Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

 

Et il amassait des fortunes

 En avoirs, en liquidités,

Pendant qu'Être, un peu dans la lune

S'était laissé déposséder.

 

Avoir était ostentatoire

Lorsqu'il se montrait généreux,

Être en revanche, et c'est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.

Alors qu'Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.

 

Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.

 

 Un jour à force de chimères

pour parvenir à un accord, 

  Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

 

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin d'Être

Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Être a besoin d'avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

 

Joli non ?

 

Et si nous en parlions...

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:44

 

 

     Mai 2016

 

-         Ils sont partis, la fête est terminée.

 

Avant de monter se coucher Julia, retrouve avec délectation la douceur de sa méridienne afin de savourer un dernier verre.

Confortablement  allongée, elle regarde  d’un œil affûté le désordre régnant dans cette immense pièce, d’habitude si ordonnée. Elle joue avec son verre, hypnotisée  par le spectacle du citron pour une fois pas trop pressé. Ce pas de deux voluptueux dansé par la rondelle et le glaçon….la fascine…

Sa tête devient lourde…lourde…

 

Des signatures, encore des signatures…

Chacun veut approcher Julia Frances installée depuis ce matin, dans cette grande librairie des Champs Elysées…

Ne vient-elle pas de publier un roman autobiographique !

Elle si distante, si inaccessible, préservant depuis des lustres sa vie privée…

Pourquoi,  tout à coup ce besoin de mise en lumière ?

La presse chauffée à blanc,  se bouscule afin d’obtenir une interview de cette papesse de l’architecture d’intérieur, de cette icône du design, de cette énigme

ne laissant jamais transpirer la moindre aventure.

Une vestale des temps modernes…en quelque sorte…

Consacrée à qui ?

A quoi ?

Si par une curiosité toute légitime, vous lui posez une question qu’elle juge trop personnelle…

…Ne vous répond-elle pas, en vous enveloppant d’un de ses sourires enjôleurs :

-        Que voulez vous savoir ?

-        Ma vie…mon travail…n’est ce pas la même chose ?

Et ne vous avisez pas de tenter de soulever le voile, car alors, ce visage toujours si amène devient hermétique, et son regard…vert…jaune…dur comme un tesson de bouteille, vous balance dans les profondeurs de la terre…Honnit à jamais !

Plus d’un journaliste a rejoint ainsi le monde des oubliés…

Alors, pourquoi ce livre ?

Certainement pas un besoin de publicité…Sa célébrité est si grande, qu’elle monopolise toutes les  revues d’architecture !

Le style Julia Frances…

La lumière Julia Frances, la non couleur Julia Frances…Julia Frances, encore et toujours…

Un nom connu et reconnu de par le monde !

 

Non…Plutôt…

Un pied de nez d’une gamine de 70ans…qui toujours sut enflammer le Monde des Arts…

Un adieu…peut être…peut être pas…car le temps semble s’être arrêté sur elle, alors une façon de retrouver les espiègleries de sa jeunesse…

Et puis, vous dirait-elle : 15 ans…70 ans…n’est-ce pas la même chose lorsque l’on aime la vie ?

 

Le livre à peine sortit…fait déjà un tabac !!!

La foule attend patiemment dans l’escalier monumental de la librairie, que notre diva annote de sa main talentueuse…

Une petite phrase…

Un joli mot…

Un petit rien…Et ce paraphe si célèbre.

 

-        Cela ne s’arrêtera donc jamais, je suis épuisée.

-        Quelle heure est-il ?

-        Déjà midi, je meure de faim.

-        Allez… la dernière signature, après je fais une pose.

-        A  quel nom ? demande-t-elle sans relever la tête

 

Jeancharlesdev…dit doucement pour elle seule…

  

-        … ?...Pardon ?

 

Un peu plus fort…Jean Charles de Vazt…

 

La plume stupéfaite, s’envole de ses doigts. L’encre libérée forme un magnifique pâté, donnant à ce livre l’aspect d’un cahier de mauvais écolier !

 

Une signature particulière…pour un lecteur très particulier !!!

 

Timidement, comme à reculons…Julia, lentement déroule sa nuque…afin de permettre à ses yeux une ascension délicate…et…courageuse.

Les voila…à hauteur de la montre, pas la même bien sur, mais toujours au poignet droit.

Ils remontent doucement, et rencontrent avec émotion : les boutons dorés du bas de manche d’un blazer…bleu…naturellement.

Un peu plus haut, encore, ils entraperçoivent…furtivement…avec anxiété…la peur d’être déçu peut être…

…ce corps enrobé, mais pas trop tout de même par cinquante années de bons restaurants…et cette chevelure couleur de lavis clair…et cet épis…emporté dans la charrette des cheveux vieillissants !

Un dernier effort…et…Oser chercher, accrocher, retrouver, affronter…et lire

dans… ce regard……..ce regaa……………………..ce reg…………………………………ce…

 

Julia sursaute, ouvre les yeux, s’extirpe de sa torpeur, car…

Moshi, magnifique Persan noir, maître de ces lieux minimalistes; en  bondissant sur sa tête,  a  fait disparaitre… à jamais cette délicieuse rencontre insensée.

 

-        Ce rêve étrange…mon plus beau cadeau d’anniversaire !

 

 extrait de Gazoute ou l'étoile en balsa  copyright  à paraître dans le courant 2011

    

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:35

Hier, Liza, de la maison du même nom, m'a dit savoir peut de chose sur les Marranes du Portugal.

je vais essayer d'expliquer clairement qui sont ces juifs,dans un pays pourtant très catholique.

A la fin du XV ème siècle,à partir de 1495, pour le Portugal, et pendant des décennies, les Juifs Portugais, (ils représentaient environ 4% de la population) ont été obligé de se convertir, ou bien, de partir en abandonnant tous leurs biens.  Lorsque le tribunal de l'Inquisition, fut mis en place, ils durent choisir: la vie ou la mort!

 

Le but :  éliminer définitivement cette religion.

 

Certains partir pour la France, la Hollande, les Flandres, l'Italie, la Turquie, etc...commençant ainsi la longue errance de ce peuple portugais pour qui le mot patrie n'avait plus de sens.

D'autres, choisir de rester, de se convertir, et de pratiquer avec ostentation une religion qui n'était pas la leur...

On les appela : des Marrâmes...c'est à dire  Porcs ! Des Conversos! Des Chrypto-juif

Et pour reprendre un langage actuel, ils furent fliqués...

 

Mon Grand Père disait toujours: Paraître et ne pas être...

 

Car ces Conversos, étaient sous haute surveillance, devant manger du porc plus que les autres, travailler le jour du shabbat etc...Pratiquer tous les interdit de leur religion.

Et malgré tout conserver au fond du coeur, leur judaïté.

 

C'est pour cela que dans ces familles Marrâmes ou les origines juives ont été diluées par les siècle, il perdure des signes,  des recettes de cuisine, des traditions,bien souvent incomprises par ceux les pratiquant....la grand mère de mon arrière grand mère le faisait..alors: c'est un rituel familial.

 

Petit à petit certains portugais cherche à recouvrer leur identité, leur racine, et la religion de leurs ancêtres...

 

Si vous êtes d'origine portugaise, si votre nom correspond à un arbre, et que la curiosité vous interpelle, un conseil:

allez sur internet et tapez: le nom des Juifs portugais sous l'inquisition,  je pense que les patronymes , par ordre alphabéthique vous surprendront!

 

Savoir aller jusqu'au bout de sa recherche, malgré la douleur que cela peut engendrer,

est le thème du livre en quête d'éditeur:

"gazoute ou l'étoile en Balsa"

 

si, toujours sur le net, vous avez la curiosité de lire la revue: Temps Marranes,

vous en serez beaucoup plus! 

Mon article n'étant qu'une mise en bouche!

Chantal ou peut être Julia

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 18:07

Pour tous les Potugais se connaissant des origines Juives, et même pour ceux que n'en sont pas certains...

il existe une revue consultable sur le Net:

 

TEMPS MARRANES.

 

A lire avec beaucoup d'intérêt

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 19:10

Pierre Daninos écrivait:

" A part l'amour de la cuisine, rien ne se fait comme il y a cinquante ans."

 

Comme cela est vrai. En un demi siècle que de changement, de nouvelles technologies

qui nous rendent parfois la vie plus facile, mais souvent nous obligent à aller toujours plus vite, toujours plus avant...

Qui se souvient des salons de coiffure, que l'on disaient moderne dans les années 50-60?

Allez, faisons un petit tour dans le passé, au demeurant pas si lointain.

Un brin de nostalgie pour les plus anciens, une" leçon de choses" comme nous disions à l'école, pour les plus jeunes...

Laissons la parole à la petite voix de Julia...

 

 

  

Monsieur Antoine est coiffeur

Son salon se trouve au rez de chaussée

Tu as le droit d’y accompagner ta Mère, le jour de son indéfrisable!

Tu es sage, tu te fais toute petite, car c’est un privilège !

Tu t’assieds sur un petit banc, les yeux à hauteur de la pédale actionnant l’élévation du fauteuil,  nécessaire pour certaines opérations.

De ta place, tu observes Madame Antoine, manucure en action :

le ballet des limes en métal crissant sur les ongles, la pince pour enlever les petites peaux, le chuchotement du polissoire, qu’elle passe et repasse, avec douceur…

Tu sens l’odeur un peu entêtante du vernis, d’un rouge profond, qui petit à petit, habille le bout des doigts de sa cliente ; Madame Antoine s’applique, elle sort le bout de sa langue, ne doit-elle pas dessiner la lunule !

 Tu aimerais que ta Mère se fasse peindre les ongles !

Ridicule, te répond- elle, c’est pour les cocottes !

Les cocottes ???…encore un mot qui restera sans explications !

C’est ainsi avec ta Mère…

 

Ce salon est équipé d’appareils bizarres, tu n’es pas rassurée !

 

D’abord, ce séchoir sur pied, ce dragon au long cou, en armure, avec ces étincelles crépitantes sortant de son ventre rond. Monsieur Antoine l’agite, en frictionnant de sa main bagousée, la chevelure de sa cliente.

Mais surtout, rappelle-toi… la trayeuse  suspendue au plafond… justement pour l’indéfrisable à chaud.

Monsieur Antoine prend une mèche,  l’entortille autour d’une sorte de rouleaux métallique, puis, après avoir placé une rondelle en caoutchouc, afin de protéger le crane de la chaleur, introduit ces bigoudis dans les

cylindres en bakélite noire de la dite trayeuse.

Appuyant sur la manette, il  fait monter le fauteuil, afin que Madame Mère

fasse  corps avec l’appareil.

Toujours le même cérémonial !

Avoue…N’as-tu jamais envisagé d’actionner …oh ! Par inadvertance… le levier pour faire descendre d’un seul coup le fauteuil, laissant ainsi Madame Mère suspendu par les cheveux…

 

-         … ?... idiote

 

L’indéfrisable porte bien son nom, Madame Mère reste frisée comme un mouton pendant six mois !

Lorsqu’elle passe à la caisse, furtivement, tu jettes un coup œil du côté du salon des Messieurs.

Tu aimes la mélodie métallique, robotisée, du clic- clic  des ciseaux maniés avec dextérité par Monsieur Marcel, sa chevelure poivre et sel brillantée à souhait.

Tu le vois dans sa blouse blanche, un peu petite pour son ventre épais, tourner  autour du fauteuil, s’activer avec sa brosse pour enlever les reliefs des cheveux coupés, et prendre avec affèterie le vaporisateur à poire, et inonder de « sent bon » son client, le cou rosi à l’endroit de la coupe !

Le claquement sec du peignoir que l’on secoue, indique…

Au suivant…

 

Comme les chevaux, tu retrousses tes narines, afin d’emporter avec toi toutes

ces effluves : subtil mélange d’œillet, de chypre et de shampooing sublimé par la vapeur des serviettes chaudes, entreposées dans la grosse boulle en métal.

 

 

Extrait de Gazoute ou l'étoile en balsa

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:34

Brr...

Il fait froid...-5° et plus pour certains...

Que faire ?

Plusieurs solutions...

a) se mettre sous la couette...mais on se marmotise

b) sauter, courir, danser...mais tout dépend de l'âge

c) s'assoir sur le poële à bois...bonjour les brulures

d) la recette de Julia... un Chalett...

 je vois d'ici les points d'interrogations danser la gigue au-dessus de vos têtes!!!

 

CHALETT...Qu'est-ce ?

 

Vous ne le savez pas encore, mais dans un autre livre Julia se promène en Yiddisland,

et découvre par l'intermédiaire de sa Tante Hannah, tante de location et fine cuisinière, les recettes employées afin de revigorer tous les habitants des pays de l'est...pour qui -5° est une galégeade !!!

 

Mesdames...mesdemoiselles...Messieurs...à vos tabliers

 

Chalett...est un bon gros gâteau, à savourer avec un verre de thé...

le matin,il vous reveille...

 le midi il favorise la sieste...

et le soir...à vous de voir!!!

 

C'est simple à réaliser...

 

-500g de pommes ( de la reinette, de la clocharde )

-100g de  mie de pain, pressée dans de l'eau et émiettée ( beaucoup plus léger que la farine)

-3 oeufs entiers

-125g de sucre semoule ...naturellement de canne

 

-et...tout le mystère se trouve dans cette petite phrase:

 

-75g de raisins de smyrne trempés toute une nuit dans un verre à moutarde de Vodka

additionné d'eau (pas trop) !

 

-2 cuillères à soupe d'huile

-1 cuillère à café rase de sel fin

-de la canelle

 

les courses sont faites!!!

 

préner le couteau économe et éplucher les pommes

avec la rape pour couper des copeaux de fromage, émincer vos pommes jusqu'au trognon

poudrer avec le sucre

ajouter les raisins et toute la Vodka

mélanger l'ensemble et incorporer la canelle, le sel, la mie de pain et les oeufs battus

huiler un moule rond, le chauffer sur le feu et poudrer les bords et le fond de sucre de canne, afin de légèrement caraméliser

verser la préparation

couvrir avec un papier sulfurisé,et, cuire 2 heures au four à 130°

 

avant de le retirer, vérifier la cuisson avec une lame de couteau, celle ci doit ressortir sèche !

 

le Chalett se déguste soit tiède, ou froid...

 

Si vous avez la patience d'attendre, vous pouvez le démouler lorsqu'il est froid...

 

il y a longtemps, les babous réchauffaient la famille avec ce grog de l'est!!!

 

 Bon appétit

 

leh'ayim! A la Vie 

 

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 14:23

Il y a quelques dizaines d'année, alors que les rues de Paris n'étaient pas bétonnées par tous ces interdits...il éxistait  dans le quartier du Marais, une petite rue célèbre jusqu'en Amérique : La Rue des Rosiers.

 

Un Ghetto, diraient certains.

 

Peut être, mais...un ghetto libre,où les juifs du monde entier se retrouvaient, qui pour aller au Hammam, qui pour prendre une vodka et manger un morceau de hareng gras chez Jo (Goldenberg) et, plus tard, parler de l'Attentat...qui, pour savourer de délicieux falafel, ou une brik, selon ses origines...

D'autres , tout simplement pour allez à la synagogue...

Pendant les fêtes juives, les chants enveloppaient la rue dans un châle d'allégresse.

 

 Certes, elle n'était pas toujours rutilante, mais elle vivait, elle portait en elle tous les souvenirs de ces émigrés venus en France, pour fuir les persécutions...

 et, emportés dans la tourmente de la Shoah...Pensez donc, un creuset pour les rafles!

 

Ces Simon, Sarah, Goutcha, Avrom, David, Elie, Cirla et tant d'autres...avaient pour seule sépulture...un nom sur un mur et la rue des Rosiers...

 

Pourquoi toucher à ce passé?

 

Pourquoi aseptiser cette rue?

 

Pourquoi encombrer les souvenirs avec des magasins ...même si se sont des shmattès* de luxe !

Et tous ces cafés, bien loin du mode de vie des anciens habitants ...

 Pourquoi rendre cette rue, oh! combien mythique, semblable aux autres petites rues du Marais?

Pourquoi ce nouveau pavage...ces éclairage...ces dos d'ânes...pourquoi tous ces attributs

synonymes d'une rue lambda? 

 

Et surtout: pourquoi y avoir planter des arbres?

 

Les rosiers  n'étaient-ils pas suffisant pour rappeler que ses habitants ont connus en son sein la douceur et le parfum de la fleur, et la douleur de ses épines...

 

*shmatté: en yiddish: chiffon

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:02

  Extrait de Gazoute ou l'étoile en balsa

 

-         J’adorais mon travail du samedi, j’étais chargée de m’occuper de la petite décoration.

-         C'est-à-dire les tissus, les rideaux, les luminaires…

-        Je pris l’habitude de porter chez mon voisin  le tapissier,  les commandes du samedi. Ce vieux Monsieur, au demeurant, très égrillard, toujours une histoire grivoise à porter de bouche, m’apprit les secrets de ce métier.

Mon amour du bel ouvrage, du travail abouti, c’est à lui que je le dois.

Les lambrequins, les  tètes flamandes, les embrasses, les cartisanes à gland, devinrent des mots familiers à mes oreilles.

-         J’appris à reconnaitre les soieries, les lampas, les taffetas... tous ces tissus employés pour la décoration de l’époque.

-         Je me perdais chez Houles, rue Saint Nicolas, au milieu des passementeries, passepoils et autres garnitures. Le coton mercerisé chatoyait. Je choisissais les couleurs  de ces ganses afin de les assortir aux tissus sélectionnés pour les rideaux de mes clients.

-        J’y passais des moments délicieux.

-         D’emblée, j’ai passionnément aimé ce métier !

-         Et puis, je furetais dans les cours, j’y rencontrais les artisans, qui, héritiers   pour certains de grandes lignéesd'ébénistes, accomplissaient un travail d’exception.       

    Longtemps j’ai travaillé avec eux, malheureusement, les dynasties s’épuisent, car ce sont des métiers difficiles.

-         Le travail issu de la main de l’homme n’est plus reconnu. Trop onéreux pour le commun des mortels, il ne subsiste, que grâce aux commandes de certains architectes et décorateurs, dont je fais partie. Petit à petit, nous perdons une vraie richesse.

-        Jusqu’au bout j’essaierai  de travailler avec ces hommes qui portent l’amour de leur métier comme une bannière !

 

-         Je ne le répèterai jamais assez…j’ai adoré ce faubourg.

-        J’avais l’impression d’y être née. Je connaissais tout le monde…

 Je passais de magasin en magasin, saluer les uns,  embrasser les autres, j’étais en symbiose avec tous ces personnages à l’humour décapant, qui dans un éclat de rire tragique me montraient leur numéro de téléphone inscrit sur leur avant bras… Une ironique manière de dédramatiser leur douleur! 

 

-        Tu ne peux imaginer la mienne lorsque je vis pour la première fois ces chiffres gravés dans la chair  de l’homme par la main de l’homme…  

  

L’Homme : comment associer ce mot si beau à cette abjection

 

Avec eux j’appris à rire beaucoup de moi-même et un peu des autres aussi!

 

-        Se promener dans ce quartier, c’était à coup sur découvrir un passé glorieux fait de sueur et de sang.

-         Chaque immeuble, bien souvent abimé par l’érosion du temps, chaque cour étaient une encyclopédie à ciel ouvert. Les murs parlaient à ceux qui savaient les entendre et les écouter ! Ils transpiraient la petite histoire de l’histoire de France !     

    Derrière chaque façade, vous rencontriez des hommes désirant vous faire partager leur  passion du travail bien fait, fiers du résultat obtenu, toujours en quête du Chef d’œuvre.

-        Et puis les odeurs : des vernis, des colles, et celles, un peu sucrées des patines.

-         Le bruit du marteau des tapissiers, des  semences plein la bouche, tapant un siège, pour reprendre leur jargon, et les petits arpètes, qui pour leur bizutage, allaient chez le pharmacien, acheter :

-        du sirop Decordome !

 

Tu veux m’expliquer ?

Du sirop Decordome, tu soignes quoi avec cette potion magique ?

 

-         Je ne te dirais pas ce que tu veux entendre sortir de ma bouche, que tu juges trop prude !

-         Disons, que le sirop Decordome soigne…..l’affaiblissement de la natalité, dans le monde. Responsable du baby boom, en quelque sorte!!!

-         Es-tu satisfaite ?

-         Depuis le temps, tu devrais savoir que je suis la reine des pirouettes.

 

-          Chaque corporation avait ses règles, et ses devoirs.

 

-         Pour l’apprenti, faire le tour de France pour parfaire sa technique, était

         encore dans les années 66 quelque chose d’important. Puis, il revenait                

         au Faubourg, sûr et orgueilleux de son savoir, afin de relever le flambeau.

-         Les compagnons du devoir  défilaient tous les ans avec leur canne noueuse ou richement sculptée, dans notre faubourg.

 C’était le retour des fils prodiges.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:28

Pour toutes celles et ceux ayant fait des études dans des écoles d'art,  rappelez-vous le premier enseignement:

le blanc et le noir ne sont pas des couleurs !

Mais en réalité des valeurs !

Bon.

Parlons un peu technique: le blanc n'est obtenu qu'en additionnant  toutes les couleurs du spectre qui sont pures, alors que les pigments des peintures ne le sont pas !

Cela vous étonne.... Essayez,même avec nos peintures vous obtiendrez un gris très proche du blanc !

Pourtant ces pauvres non-couleurs ( comme on les appelle dans le langage courant) font couler de l'encre...noire peut être !

 

Intéressons nous d'abord au blanc, je pense que le noir sera le sujet d'un autre article...

car je suis déjà épuisée en pensant à ce que je dois écrire sur ce pauvre blanc si vilipendé...

 

faite marcher votre mémoire, rappelez-vous tous ces poncifs :

 

- le blanc...est froid: cliché le plus répandu, le plus incrusté dans le cerveau... mais,ce n'est pas la blancheur qui rend la neige froide !    

 

  -le blanc... égal: hôpital

 

 -le blanc...donne mauvaise mine, n'est ce pas la maladie qui vous rend pâle?

 

 -le blanc...employé lorsque l'on a pas d'idée ( pour une autre couleur naturellement)

 

-le blanc...est austère

 

-le blanc...manque de fantaisie

 

-le blanc...le blanc...toujours décrié...

 

Apprenez à regarder...oubliez les idées reçues...

 

"le blanc est le sommet du luxe car il ne souffre pas la médiocrité" vous dirait Vincent Grégoire, styliste de son état.... 

 

le blanc est la non couleur la plus difficile à employer.Mais lorsque vous le maîtrisez, il devient chaleureux, car contrairement aux autres tonalités:

 

- il est en  symbiose avec ce qui l'entoure...

 

- il capte la lumière... il joue avec, regardez les ombres portées d'une flamme, ou d'un objet,  sur un mur blanc...la magies des ombres chinoises !!!

 

- il ouvre l'espace...

 

- il gomme les défauts...

 

-il rend les limites inaccessibles 

 

- il laisse la vedette aux objets, livres, tableaux etc...il les sublime même !

 

- il accepte  le mélange avec d'autres couleur... il n'est pas égoïste

 

- il devient subtil si vous lui ajoutez une pointe de terre d'ombre, une once d'incarnat, un soupçon de taupe...etc...je pourrais y passer la soirée !

 

-il s'efface  devant la couleur forte  employée en fil d'ariane.

 

-il repose les yeux  et l'esprit. IL vous rend zen !!!

 

- et, si dans un moment de divagation créative, vous osez marier les blancs brillants aux satinés, et aux  mats, votre home prend des allures de stars. Vous savez, comme dans ces  revues de décoration qui vous font rêver...-

 

 

Notre Julia, si ensensée dans le landerneau de l'architecture a assis sa réputation sur ce blanc pas blanc...mais si beau...et... devenu si chaud par la volonté de l'homme !!!

Alors, avez vous envie d'essayer?

Si vous projettez de donner un air de neuf à votre maison, appartement,, studio...enfin à votre nid !!!

  Osez...et vous serez stupéfait

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:31

Je sais...Nous avons parlé il n'y a  pas si longtemps des bonnes résolutions que nous devions prendre en cet an neuf...

Mais vraiment, aujourd'hui le temps si maussade appel au réconfort... Ce début de mois est plutôt bougon,frisant le revêche...Il nous faut réagir...Ne pas se laisser embarquer dans la ronde infernale de la "sinistre...rose".

Que diriez-vous d'un bon gros gâteau au chocolat!!!

Le Gâteau Julia...

je sais, vous allez me répondre : pas le temps!

Celui là, je peux vous assurez qu'il a toutes les qualités:

- diététique (enfin presque)

- tonique (chocolat)

- voir (selon les ingrédients) stimulant pour notre gent masculine. A prévoir pour le goûter si vous avez envie d'un cinq à sept émoustillant!!!

- rapide dans sa mise en oeuvre.

 

Prenez votre crayon, votre stylo, votre imprimante...enfin ce que vous voulez et notez.

 

---200g de chocolat noir à 70%

---3 carrés de chocolat noir à 90%

---100 g de beurre ou de faux beurre à 25% de matière grasse (plus onctueux avec le vrai!)

---1 cuillère à soupe de farine

---3 oeufs entier...vous enlevez la coquille!!!

---1cuillère à soupe de sucre en poudre...de canne

---1sachet de levure

 

Vous mettez votre jolie tablier... pour ne pas salir votre robe, votre pantalon, ou vous même, si vous désirez vous mettre dans l'ambiance!!!

-dans un saladier en verre, vous faites fondre au micro-ondes:

 le chocolat dans un peu d'eau, et le beurre.

-dans un autre récipient:

vous battez les oeufs, et vous ajoutez la farine et la levure et le sucre

-vous mélangez le tout ( chocolat, beurre, farine, levure etc...)

-vous ajoutez selon le degré de batifolage désiré: un peu de poivre noir,quelques pincées de gingembre en poudre...ou autre aphrodisiaque de votre choix

- vous versez cette préparation dans un moule à cake , au préalable beurré,

  et cerise sur le gâteau...vous ajoutez 3 rochers pralinés (genre rocher Suchart extra noir) ou tout autres rochers à votre convenance...

-vous recouvrez votre moule d'un papier sulfurisé.( pour le faire tenir vous le ceinturé bien fort avec une ficelle de cuisine)

- vous perforez ce papier.

 

- vous enfournez ce moule au micro ondes  à 750, pendant 3 minutes.   - ce gâteau express est bon à dégustez lorsque le dessus est cuit et l'intérieur fondant. 

 

Fermez les yeux et imaginez:

 la croûte chocolatée résiste sous la dent, et lorsqu'enfin

vous réussissez à la percer, le fondant se répand dans votre bouche et libère le pralin qui titille votre langue... de la volupté à l'état pure.

 Julia, dans ses grands moments de solitude, et, ils furent nombreux en usa et abusa

sans vergogne...

je vous l'ai dit: un remède contre ce stress qui nous altère la vie...

                                                                                 

 

 

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Présentation

  • : Le blog des livres de julia
  • : ce blog: pour tous ceux ,qui comme Julia, marranne du Portugal, sont à la recherche de leur identité juive. Architecte d'intérieur et gourmande elle vous transmet des conseils en déco, et de délicieuses recettes .
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  • leslivresdejulia.over-blog.com
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. 
 je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par  l'écriture  qui me permet le rêve.
  • issue d'une famille de marranes,je suis très attachée à mon identité juive,et à toutes ces traditions qui ont bercées ma jeunesse. je suis passionnée pour mon métier d'architecte d'intérieur et par l'écriture qui me permet le rêve.

l'auteur

Chantal FIGUEIRA LEVY, écrit depuis quelques années des romans autour de personnes réunies par la même recherche d'identité.

Son personnage principal est Julia FRANCES.

Dans la vie professionnelle, Chantal FIGUEIRA LEVY est architecte d'intérieur, et de ce fait , son héroine évolue dans ce milieu.

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